Un manifestant dans la rue le 28 octobre malgré le vote définitif de la loi
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"Ce n'est pas parce qu'une loi est promulguée qu'elle devient juste", "nous continuerons à tout faire pour qu'elle soit réformée", affirme François Chérèque. A la CGT, Bernard Thibault appelle à "poursuivre la mobilisation", alors qu'un nouveau rendez-vous est fixé le 6 novembre. Étudiants et lycéens se sont même donné rendez-vous dès le 4 novembre.
Pourtant, les syndicats doivent bien reconnaître que la 7e journée de mobilisation contre la réforme des retraites, ce jeudi, a nettement moins rassemblé que les précédentes avec 560.000 manifestants, selon le ministère de l'Intérieur, soit deux fois moins que le 19 octobre (1,1 million). La CGT en a compté près de deux millions (contre 3,5). Même essoufflement côté grèves puisqu'à la SNCF, par exemple, les grévistes n'étaient plus que 16 à 26,5% jeudi et que le trafic est annoncé comme quasi-normal ce vendredi.
"C'est un ralentissement significatif de la mobilisation", a commenté Eric Woerth qui espère désormais "une sortie de crise dans les jours ou les semaines qui viennent". Il faut dire que le texte est désormais définitivement voté par le Parlement après son adoption par le Sénat mardi puis l'Assemblée nationale mercredi.
Si, dans la rue, les Français, qui soutiennent toujours à 65% la mobilisation, se découragent, le PS compte désormais sur le Conseil constitutionnel. Un recours sera déposé dès mardi. Mais si celui-ci ne trouve pas trace d'inconstitutionnalité dans la loi, le président de la République devrait très vite la promulguer. Les syndicats espèrent néanmoins encore convaincre Nicolas Sarkozy de revenir en arrière et citent l'exemple du CPE, voté par les deux assemblées et jamais promulgué. Mais le gouvernement semble inflexible. Le mouvement pourrait-il se radicaliser?
Caroline Magnan (DioraNews)