L'accès à Lesquin (Nord) bloqué le 21 octobre par des manifestants
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Les syndicats ne relâchent pas la pression. Ils ont appelé jeudi à deux nouvelles journées d'action nationale, le 28 octobre et le 6 novembre. Bernard Thibault (CGT) avait prévenu qu'il n'y avait "aucune raison d'arrêter" les protestations contre la réforme des retraites.
A la veille des vacances de la Toussaint, lycéens et étudiants se sont à nouveau mobilisés. Des milliers ont manifesté dans le pays et quelque 312 lycées étaient "perturbés", soit environ 7% des établissements, selon le ministère de l'Education, ainsi qu'une dizaine d'universités (sur 83).
Parallèlement, le pays reste confronté à des risques importants de paralysie en raison de l'impact du mouvement dans le secteur énergétique. Les 12 raffineries du pays sont toujours paralysées et une quinzaine de dépôts de carburant sur 219 bloqués. Plus d'un quart des stations-service ne sont plus approvisionnées, selon le gouvernement alors que les forces de l'ordre continuent débloquer les dépôts occupés.
L'industrie chimique a indiqué perdre 100 millions d'euros de chiffre d'affaires par jour. De très nombreux chantiers routiers sont arrêtés et des milliers d'ouvriers menacés de chômage technique. Les chauffeurs de taxi ont demandé en vain à pouvoir bénéficier d'un "approvisionnement prioritaire".
Ce qui a poussé Nicolas Sarkoy à dénoncer encore une fois les grèves et les actions de blocages. Le président a accusé les grévistes de prendre "en otage l'économie, les entreprises et la vie quotidienne des Français".
Sa ligne de conduite reste inflexible. Misant sur un essoufflement du mouvement si le texte, déjà voté par l'Assemblée nationale, est adopté par le Sénat, le gouvernement a demandé aux sénateurs un "vote unique" pour accélérer les débats. Cette procédure, qui permet de se prononcer par un seul vote sur tout ou partie d'un texte en discussion, permettrait de parvenir à un vote avant le week-end.