Les préfets des Ardennes et de la Marne ont demandé aux conducteurs de ces départements de moins circuler
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Le conflit sur les retraites se durcit partout en France. Une réunion s'est tenue lundi matin à l'Elysée autour de Nicolas Sarkozy et François Fillon. Le ministère de l'Intérieur a annoncé l'activation lundi à 14 heures du centre interministériel de crise pour assurer "la pérennité du ravitaillement en carburant" dans le pays.
Brice Hortefeux l'avait promis dimanche au Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI: "Nous ferons débloquer les dépôts si cela s'avère nécessaire, dès lors que ceux-ci sont dans l'incapacité de fonctionner du fait d'éléments extérieurs". Le gouvernement pourrait donc faire appel à la police pour débloquer les dépôts, comme ce fut déjà le cas à Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône), Bassens (Gironde) et Cournon (Puy-de-Dôme).
Même son de cloche dimanche soir du côté de François Fillon. Le Premier ministre a averti qu'il prendrait "les décisions nécessaires" pour "que le pays ne soit pas bloqué". Le chef du gouvernement sait que les vacances de la Toussaint approchent et que la mobilisation risque de s'essouffler après la journée de grève de mardi, notamment dans l'enseignement.
Au total, les 12 raffineries de métropole étaient toujours paralysées lundi, et environ 1 000 stations-service (sur un total de 12 500), manquaient de carburant lundi en fin de journée selon l'Union française de l'industrie pétrolière (Ufip). La situation était "extrêmement préoccupante" dans les quelque 3 500 stations-service des distributeurs indépendants, a ajouté leur fédération. Et les stations-service Leclerc n'auront plus d'essence d'ici la fin de la semaine, "sauf déblocage de la situation", a prévenu le patron du groupe.
Les opérations escargot viennent s'ajouter aux blocages des dépôts pétroliers. Les routiers ont organisé de nombreux barrages filtrants, tandis que les transports en commun ont été perturbés dans plusieurs villes (Saint-Etienne, Toulouse, etc.), tout comme certains sites industriels dont PSA-Mulhouse.
Selon un sondage CSA publié lundi dans Le Parisien/Aujourd'hui en France, 71% des Français expriment leur soutien ou de la sympathie pour la journée de mardi organisée par l'intersyndicale. La 6e depuis la rentrée.