Des jeunes et des policiers face à face, vendredi à Paris
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La photo du visage tuméfié de Geoffrey, 16 ans, a fait le tour des journaux télévisés vendredi. Le jeune homme a été blessé par un tir de flash-ball, la veille, lors d'une manifestation de lycéens à Montreuil (Seine-Saint-Denis). Selon son père, Geoffrey souffre de multiples fractures (nez, sinus, pommette gauche) et d'un hématome derrière l'oeil. Transporté à Lariboisière, à Paris, il pourrait rester hospitalisé un mois.
A Caen, un autre adolescent a été blessé, mardi, lors d'échauffourées entre policiers et manifestants. Le jeune homme souffre d'un enfoncement de la boîte crânienne et son père a déposé plainte.
Dans les deux cas, l'inspection générale des services (police des polices) a été saisie pour faire toute la lumière. Le préfet de police de Paris a d'ores et déjà donné la consigne de ne plus utiliser le flash-ball et les lance-grenades lacrymogènes dans les manifestations de la capitale. En revanche aucune consigne en ce sens n'a été donnée en province.
De son côté, le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux tente de calmer le jeu en appelant les policiers à la retenue. "Compte tenu de la spécificité" des "manifestations de lycéens et collégiens", il demande aux préfets "d'être particulièrement vigilants sur les conditions d'intervention et de limiter l'usage de la force au strict nécessaire".
Depuis le traumatisme engendré par la mort de Malik Oussekine (un jeune homme de 22 ans décédé à la suite d'une bavure policière, lors d'une manifestation étudiante à Paris, en 1986), les gouvernements sont sur leurs gardes dès que les jeunes descendent dans la rue.
Julie Coste (DioraNews)