La raffinerie Total de Donges.
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L'inquiétude grandit chez les Français. Les raffineries ferment les unes derrière les autres, mais pour l'heure, les stations-service sont toujours alimentées. Jusqu'à quand ? La pénurie pourrait commencer la semaine prochaine.
Faire tourner les raffineries "devient incompatible avec un fonctionnement normal pour des raisons de sécurité" estime un porte-parole de Total. Au total, dix sur douze sont à l'arrêt ou en cours d'arrêt. Et parmi celles qui tournent, certaines sont affectées par des grèves partielles et d'autres au ralenti par manque de brut. Certaines stations ont d'ores et déjà du mal à se réapprovisionner. Et les prévisions ne sont pas très optimistes. Si la grève générale se poursuit plus longtemps, le gouvernement sera pousser de revoir sa communication sur la réforme des retraites. Mercredi matin, après le Conseil des ministres, Nicolas Sarkozy a déclaré qu'"il n'y a pas d'autre moyen de financer" cette réforme que de reculer l'âge de départ en retraite.
Les premiers à faire les frais du manque de carburants seront les automobilistes. "Les gens nous disent qu'ils ont peur de la pénurie" confie un responsable de station-service. Quelques clients "remplissent des bidons de carburant. Surtout les personnes âgées. Elles ont fait la guerre, elles ont peur de manquer" souligne un autre. "Une chose est certaine cependant: les prix vont augmenter car le carburant est de plus en plus importé de l'étranger" estime un responsable patronal. L'hexagone dispose de près de deux mois de réserves de carburants. "On a de quoi tenir sérieusement", note l'Union française des industries pétrolières.
La France compte 219 dépôts de produits pétroliers qui alimentent 12.500 stations-service.
Michel Barisano (DioraNews)