Les syndicats seront de nouveau dans la rue cette semaine
- © Photo AFP
C'est déjà la 4e journée d'action contre la réforme des retraites depuis la rentrée et pourtant, le gouvernement ne semble pas prêt à plier. Au Sénat ce lundi, le président du groupe UMP, Gérard Longuet, a affirmé qu'il ne voyait "pour l'instant plus de marge de manoeuvre" pour faire bouger le texte, malgré les nombreux amendements défendus par l'opposition. Le gouvernement a d'ailleurs entamé une course pour faire voter le texte au plus vite.
Pourtant, l'intersyndicale a déjà prévu une journée d'action supplémentaire pour samedi prochain (16 octobre) et pense avoir encore les moyens de faire reculer l'exécutif. Et cette idée est partagée par une majorité de Français. 55% d'entre eux estiment que le gouvernement est susceptible d'aménager la réforme, selon un sondage Ifop pour France Soir.
Surtout, ils sont 66% à souhaiter un durcissement des actions alors que plusieurs syndicats ont d'ores et déjà annoncé que le mouvement serait reconductible (CSA pour Le Parisien). Enfin, 69% des Français soutiendraient les syndicats (BVA pour M6) alors même que les perturbations s'annoncent majeures. Des préavis de grève ont été déposés dans 85 réseaux de transports, en plus de la SNCF et de la RATP.
Laurence Parisot, la présidente du Medef, a d'ailleurs déjà dénoncé "la dégradation très préjudiciable" de la réputation de la France. Mais les syndicats, qui invitent le gouvernement à "ne pas parier sur un affrontement avec les syndicats" (Jean-Claude Mailly, FO), s'appuient sur des précédents, et en particulier celui de 95, et croient qu'un mouvement suffisamment important pourra entrainer un recul.
Caroline Magnan (DioraNews)