66% des personnes interrogées jugent que Jean-Louis Borloo est "dynamique"
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Jean-Louis Borloo a encore du pain sur la planche. Selon un sondage Ifop pour Le Journal du Dimanche, il ne ferait pas un bon Premier ministre pour 60% des Français contre 38%. Par rapport à une enquête similaire réalisée il y a tout juste un mois, le ministre de l'Ecologie progresse de 7 points dans les bonnes opinions pour ce poste.
"Je suis quelqu'un de fiable, confortable et sans emmerdes", rapporte le JDD à propos de Jean-Louis Borloo. S'agissant des traits d'image associés à l'actuel numéro 2 du gouvernement, 66% des personnes interrogées le jugent "dynamique", 64% "bon ministre de l'Environnement", 54% pensent qu'il "comprend les problèmes des gens comme" eux, 45% qu'il "peut aider Nicolas Sarkozy à gagner l'élection présidentielle" (53% pensent que ce n'est pas le cas), 39% qu'il a "l'étoffe d'un homme d'Etat" (61% jugent que non) et 34% qu'il "est capable de relancer le pays" (65% sont d'un avis contraire).
A la question de savoir où ils situent Jean-Louis Borloo sur l'échiquier politique, 36% des Français le placent au centre quasiment à égalité avec ceux qui le classent à droite (32%). 23% le classent ni à gauche, ni à droite, 6% à gauche, 1% "très à gauche" et 1% "très à droite".
Le président du Nouveau Centre, Hervé Morin, a jugé dimanche sur France Inter qu'une nomination à Matignon serait "une bonne nouvelle" pour les centristes. Avant d'ajouter aussitôt: "ce qui est clair, c'est que dès lors que vous avez été à Matignon à partir de fin 2010, pour 2012, ça veut dire que vous excluez d'être candidat à l'élection présidentielle".
Vendredi déjà, Jean-Christophe Lagarde, numéro 2 du Nouveau Centre, affirmait au sujet de Jean-Louis Borloo "que son expérience en ferait un bon Premier ministre". Mardi, Brice Hortefeux quittait ostensiblement l'Hémicycle en sa compagnie. L'ancien avocat tient la corde: "C’est le plus motivé", dit le ministre de l'Intérieur.
Depuis l'annonce du remaniement il y a 3 mois, les ministres sont sous pression. Le Tout-Paris politique bruisse de noms, les proches du président assurent qu'il ne sait toujours pas qui il nommera à Matignon. Ni d'ailleurs s'il renverra François Fillon. Car avec la mobilisation contre la réforme des retraites, changer l'hôte de Matignon reviendrait à le discréditer aussitôt.
D'autres hypothèses circulent. Comme la relève générationnelle, avec la nomination d'un François Baroin, voire d'un Luc Chatel ou d'un Bruno Le Maire pour créer la surprise. "Le saut de génération représente un risque qu'on réserve plutôt à un début de mandat", tempère, en expert, Jean-Pierre Raffarin. L'effet de surprise pourrait aussi venir... d'une femme. La socialiste Edith Cresson restant la seule à avoir occupé ce poste (1991-1992), Michèle Alliot-Marie ou Christine Lagarde pourraient ainsi devenir la première femme de droite à Matignon.