Mis en cause dans une affaire de trafic de cocaïne, l'animateur a été priv d'émission
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France Télévisions évoque une raison "d'éthique". L'émission "Toute une histoire" de Jean-Luc Delarue a été suspendue ce mercredi, au lendemain du placement de Jean-Luc Delarue en garde à vue dans le cadre d'une enquête pour trafic de stupéfiants. Il avait été surpris à son domicile en possession de 16gr de cocaïne, une drogue pour laquelle il dépenserait plusieurs milliers d'euros par mois.
Après sa libération, mardi soir, visiblement secoué, il s'est excusé auprès de ceux qu'il a pu "offenser ou décevoir", affirmant qu'il ne voulait "pas donner le mauvais exemple". "Il y a des moments qui sont un peu plus durs dans la vie. Les histoires que je reçois de mes invités, je les prends parfois un peu dans la poire. Parfois, je me protège", a-t-il expliqué dans une vidéo tournée sur le plateau de son émission et diffusée sur internet. Il ajoute "être en traitement depuis quelques temps déjà" mais "croire en la deuxième chance si vous me l'accordez".
Néanmoins, ces excuses n'ont pas suffi. "Chacun fait ce qu'il veut et croit pouvoir faire ce qu'il veut avec l'argent qu'il gagne, mais ça n'est pas un bon exemple du tout", a expliqué Rémy Pflimlin, le nouveau patron de France Télévisions. D'autant que Jean-Luc Delarue n'en est pas à son 1er dérapage. En février 2009, il avait déjà été sanctionné pour ses propos douteux adressés à la réalisatrice Yamina Benguigui lors de la cérémonie des Globes de cristal. Il a également été condamné pour son comportement agressif envers le personnel de bord d'un vol Paris-Johannesburg en 2007.
"Ce n'est pas parce qu'on est une figure emblématique de la télévision qu'on ne peut pas être sanctionné", a déclaré le porte-parole de la CGT de France Télévisions pour qui il était temps de "mettre un terme aux dérives qui salissent l'image du service public".