Des aedes aegypti, le moustique vecteur de la dengue
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Apparue aux Antilles, la maladie se répand à travers le monde. Un premier cas vient d'être diagnostiqué en France métropolitaine, à Nice. Le patient est désormais guéri. L'Institut de veille sanitaire (InVS) parle d'un cas "autochtone, non importé", c'est-à-dire que le malade n'a pas attrapé la dengue en Guadeloupe ou en Martinique. "Aucun autre cas n'a été signalé à ce jour", précise le ministère de la Santé lundi. En métropole, "le risque de développement d'une épidémie est considéré comme limité mais ne peut être exclu, en raison de la présence importante du moustique tigre au niveau local".
Concrètement, quels sont les symptômes de la maladie ? Fièvre supérieure à 38,5°C, maux de tête, douleurs musculaires et oculaires, nausées, vomissements, fatigue générale: la dengue peut passer pour une grippe. Si la plupart des patients guérissent en une semaine environ, de rares cas sont graves voire mortels. En Guadeloupe, depuis fin 2009, 340 malades ont dû être hospitalisés et cinq sont décédés. En Martinique, 469 cas confirmés ont été hospitalisés depuis février et 13 décès ont été enregistrés depuis mai (InVS).
Alors comment lutter contre cette maladie ? Le seul moyen est de se protéger des moustiques, qui transmettent l'infection en piquant une personne contaminée puis une personne saine. Le ministère de la Santé recommande aux habitants des Alpes-Maritimes de se protéger en portant des vêtements longs et en utilisant des répulsifs cutanés. Les Niçois doivent aussi préserver leur logement, avec des diffuseurs électriques ou des moustiquaires (notamment sur les berceaux). Il faut enfin détruire les larves de moustiques en supprimant les lieux de reproduction, c'est-à-dire bannir ou vider régulièrement les récipients contenant de l'eau stagnante: coupelles sous les pots de fleurs, vases, gouttières...
Les autorités sanitaires sont également mobilisées. Dans le sud, les mesures de surveillance épidémiologique et entomologique (des populations de moustiques) vont être renforcées. La zone où habite le patient contaminé doit aussi être démoustiquée.
Mais, un an après le début de l'épidémie de grippe A/H1N1, ne risque-t-on pas une nouvelle psychose ? Pour l'heure, le moustique tigre, responsable de l'épidémie, est très répandu en Italie et en PACA. La maladie est présente dans plus de 100 pays à travers le monde.
Julie Coste (DioraNews)