Rentrée scolaire de l'école Prado-Plage à Marseille en 2009.
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12 millions d'élèves et 852.000 enseignants sur le chemin de l'école. Une rentrée 2010 qui pourrait être tendue. Tout dépend si on se place du côté du ministre ou des syndicalistes. Pour Luc Chatel, la rentrée des classes se déroulera sous le signe de la "nouveauté" pour les élèves. Pour les syndicats d'enseignants, la reprise des cours s'annonce "sombre et pesante".
Le ministre de l'Education nationale s'est contenté d'égrener lors de sa conférence de presse les nombreuses nouveautés de cette rentrée. Il a tenu à fixer le "cap" de la personnalisation du suivi des élèves et de l'autonomie accrue des établissements. Luc Chatel a choisi de positiver et d'ignorer les 16.000 suppressions de postes que lui reprochent les syndicats.
Les enseignants sont plus sceptiques. Certains étant même très inquiets en raison de la mise en place de la réforme de la formation des professeurs, très critiquée en interne. Cette dernière a pour effet, et c'est une première, de lancer dans le grand bain 8.300 profs stagiaires" (recrutés en 2010), sans avoir suivi l'année de formation en alternance en IUFM.
La rentrée est aussi placée sous un signe assez inhabituel : un appel à la grève a été lancé dès le lundi 6 septembre dans les collèges et les lycées. Et le lendemain, ce sont les salariés de tout bord qui sont appelés à se mobiliser afin de protester contre la réforme des retraites du gouvernement. Les blocages sont annoncés très nombreux. Se déplacer en transports en commun ce jour-là pourrait s'avérer épique...
Michel Barisano (DioraNews)