Les Marseillais fêtent leur titre de champions de France, le 15 mai dernier
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Une chose est sûre : les fans de football vont enfin voir une équipe française gagner cette année. Après la prestation calamiteuse des Bleus en Afrique du Sud, les clubs veulent redorer le blason du ballon rond, bien amoché.
Pour cela, les joueurs sont priés de faire profil bas. A Marseille, Lyon et Brest, interdiction désormais de porter des écouteurs ou des casques en public. "Quand nos joueurs sortiront du car ou de l'avion avec des écouteurs, ça sera une amende", avertit Michel Guyot, le président du Stade brestois. Une façon de se distinguer de l'attitude dédaigneuse de l'équipe de France et de "montrer qu'ils ne sont pas dans un monde à part", explique Jean-Claude Dassier, à la tête de l'Olympique de Marseille.
Côté casting aussi, cette saison s'annonce plus modeste. En 2010-2011, pas de nouvelle star à l'affiche. Comme l'analyse le site Challenges.fr, la Ligue 1 "est dans le rouge", "plombée par la crise, des masses salariales élevées et la fin des économies permises par le droit à l'image collective (DIC)". Et le président de la Ligue de football professionnel Frédéric Thiriez prévoit encore "trois années extrêmement difficiles". Les clubs font très attention, attendant de vendre avant d'acheter des joueurs. Le marché des transferts est donc plutôt atone. Un creux de la vague qui risque de miner l'intérêt des spectateurs cette saison.
En haut du tableau, Marseille et Lyon, respectivement premier et deuxième l'an dernier, partent favoris. Les hommes de Didier Deschamps ne comptent pas attendre à nouveau 17 ans pour conquérir un titre. Mais reste l'inconnue Niang : l'attaquant-vedette, courtisé par Fenerbahçe, a des envies d'ailleurs. Deschamps souhaite le garder dans ses filets. Les Gones espèrent, eux aussi, un nouveau titre, après deux saisons a minima. Mais il leur manque encore un milieu sérieux.
Chez les nouveaux promus, Arles-Avignon, Brest et Caen, on rêve de ne pas s'éterniser dans le bas du classement, malgré des moyens humains et financiers très modestes (18 millions d'euros pour Arles-Avignon, 27 millions pour Caen).
La reprise de la Ligue 1 devrait permettre de patienter en attendant que les Bleus de Laurent Blanc ne fassent leurs preuves, la semaine prochaine, en match amical contre la Norvège.
Julie Coste (DioraNews)