L'Assemblée nationale
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L'UMP veut suspendre les allocations pour les familles des élèves absentéistes. Et comme charité bien ordonnée commence par soi-même, les députés qui "sèchent" sont eux aussi sanctionnables. Depuis janvier 2010, le règlement de l'Assemblée nationale prévoit des retenues financières pour les élus déserteurs, absents plus de deux fois par mois, sans excuse, lors des travaux en commissions. Chaque absence coûte 353 euros.
Résultat : les députés sont beaucoup plus assidus depuis la mise en place du dispositif, selon une enquête du collectif Regards citoyens. La participation aux réunions du mercredi matin a ainsi "doublé" par rapport à 2007.
Malgré tout, certains élus continuent à faire le mur. 93 députés sur 577 sont passibles d'amendes depuis le début de l'année. Les plus mauvais élèves sont François-Xavier Villain (divers droite) et Marie-Josée Roig (UMP), avec respectivement des retenues de 2.119 euros et 1.766 euros. Suivent David Douillet, Yves Jego (1.412 euros), Marie-George Buffet, Arnaud Montebourg ou encore Michel Vauzelle (1.059 euros). Le collectif relève que la somme de ces sanctions représenterait 52.986,38 euros d'économie possible pour l'Assemblée.
Seul Arnaud Montebourg, élu en Saône-et-Loire, a accepté de commenter cette étude. Il reconnaît, sur lepoint.fr, des absences dues "au travail de rénovation de (s)on parti". Motif irrecevable, selon le règlement, qui n'excuse que les engagements au sein d'une commission "spéciale", auprès du gouvernement ou à Bruxelles. Sont aussi acceptables la maladie, un accident, un événement familial ou un "empêchement insurmontable".
Retrouvez l'étude complète sur nosdeputes.fr.