Nicolas Sarkozy interviewé le 12 juillet sur France 2
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Après un mois de polémiques qui ont atteint le sommet de l'Etat, Nicolas Sarkozy était l'invité d'une émission spéciale lundi soir sur France 2. D'entrée de jeu, David Pujadas est allé sur le terrain de l'affaire Bettencourt/Woerth. Le revirement partiel de l'ex-comptable de la milliardaire et la publication du rapport de l'IGF dédouanant le ministre du Travail ont permis de calmer un peu la tempête médiatique.
"J'ai été élu pour résoudre les problèmes de la France et des Français, des problèmes qui n'ont pas été résolus depuis des années parce qu'ils sont très difficiles [...] notamment la réforme des retraites". Selon le président, quand on met en forme des réformes, on "bouscule des intérêts, des situations acquises", on "gêne un certain nombre de gens. La réponse, c'est bien souvent la calomnie".
"On l'a connu il y a trois mois: ma femme et moi, on a subi les pires racontars, mensonges. Il y a quatre ans, lorsque j'ai pris la présidence de l'UMP, j'ai eu à faire face à l'invraisemblable affaire Clearstream. Et voilà qu'avec la réforme des retraites, on me décrit comme quelqu'un qui, depuis 20 ans, irait chez Mme Bettencourt pour ramasser des enveloppes. C'est une honte!".
Le chef de l'Etat a ensuite été interrogé sur le remaniement ministériel. "Si je devais écouter tous les conseils qui me sont donnés, j'aurais fait un premier remaniement après les régionales et j'aurais fait un deuxième remaniement maintenant. Et sans doute les mêmes auraient recommandé un troisième remaniement après la réforme des retraites. Cela donne la valse des ministres et des ministères et une image ridicule de notre pays", a-t-il fait valoir.
"Il y aura donc une nouvelle étape de l'action politique que je conduirai après la réforme des retraites à la fin du mois d'octobre. Je l'ai toujours indiqué. Cette étape-là marquera le dernier tiers de mon quinquennat", a-t-il poursuivi en précisant que ceux qui préconisaient une "équipe resserrée" avaient "raison".
Mais le président a reconnu qu'"il y avait, dans notre pays, des habitudes, c'est incontestable, un certain laisser-aller, trop d'appartements de fonction, trop de voitures de fonction, trop de mauvaises habitudes. C'est exact et je le reconnais bien volontiers. Ces mauvaises habitudes, il faut y mettre un terme", a-t-il dit en rappelant qu'il avait décidé des mesures pour réduire les avantages dont bénéficient les ministres. "J'ai promis une République irréprochable, c'est ce que nous faisons", a-t-il martelé.
Concernant les retraites, Nicolas Sarkozy a réaffirmé qu'il n'accepterait pas de revenir sur le recul de l'âge de départ à 62 ans, ni sur l'alignement des cotisations retraites public/privé, mais qu'il était ouvert sur le reste de la réforme.