Nicolas Sarkozy sur France 2 lors de ses voeux, le 31 décembre 2009
- © Photo AFP
C'est l'intervention que de nombreuses voix réclamaient, après les révélations dans l'affaire Woerth-Bettencourt. Nicolas Sarkozy s'exprimera lundi soir sur France 2, lors d'une émission spéciale présentée par David Pujadas de 20h15 à 21h15. Le président répondra à "toutes les questions d'actualité", a annoncé la chaîne vendredi soir.
L'Elysée avait évoqué jusqu'ici une intervention sur les retraites le 13 juillet, lors du conseil des ministres. Mais Nicolas Sarkozy a été directement mis en cause par Claire Thibout. L'ex-comptable de Liliane Bettencourt a affirmé le 5 juillet devant les enquêteurs qu'Eric Woerth aurait reçu de Patrice de Maistre 150 000 euros en liquide au printemps 2007 pour financer sa campagne présidentielle. Elle a également déclaré que Nicolas Sarkozy aurait touché de l'argent de la milliardaire.
Plusieurs membres de l'UMP, de Jean-François Copé à Jean-Pierre Raffarin, ont appelé cette semaine le président à s'exprimer devant les Français. "Il faut que maintenant, on revienne à l'essentiel" face à la crise et "au moment où il faut prendre des décisions très lourdes", a souligné Jean-François Copé, citant la réforme des retraites, la baisse des dépenses publiques ou le projet de loi anti-burqa.
Les démissions des secrétaires d'Etat Alain Joyandet et Christian Blanc n'ont pas suffit à mettre fin à la crise politique. Cette prise de parole, le jour de la remise du rapport de l'Inspection générale des finances (IGF), permettra peut-être au président de reprendre la main. Sans compter que sa cote de popularité n'a jamais été aussi basse dans les sondages.
En revanche, Nicolas Sarkozy ne devrait pas suivre ceux qui, au gouvernement comme dans sa majorité, plaident pour un remaniement rapide. Le président est "maître de son calendrier, de ses choix", a assuré mercredi François Fillon, et "notre priorité politique, ce n'est pas le remaniement".
La dernière intervention télévisée de Nicolas Sarkozy remonte au 25 janvier. Elle s'était déroulée en deux temps: d'abord un questions-réponses au sein du JT de TF1, puis un face à face avec un panel de Français.