Selon l'INED, un pic de naissances est observé vers le 25 septembre
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Les Français semblent faire plus de bébés à Noël qu'en été. Tel est l'enseignement que l'on peut tirer de l'étude INED présentée mercredi. L'institut national d'études démographiques a scruté le phénomène de 1975 à 2005. Résultat des courses: le pic des naissances ne se situe plus en mai (+13,5% en 1975). Du coup, les hypothèses tendant à l'expliquer (conceptions pendant les vacances d'été, volonté de faire un bébé à la belle saison...) ne sont plus valides. Désormais, le pic est beaucoup moins important et arrive en septembre, vers le 24-25.
Ce pic "correspond à des conceptions du Jour de l'an", explique l'auteur de cette étude, notant qu'il est "systématique" et se retrouve "dans la plupart des pays" d'Europe. "Les gens ont-ils plus de rapports sexuels à ce moment-là ? Ce n'est pas à exclure", même si "l'on ne dispose pas de données statistiques sur les pratiques sexuelles selon les moments de l'année", précise Arnaud Régnier-Loilier.
"On pourrait aussi imaginer qu'il y a plus d'accidents cette nuit-là, qu'il y a une moindre vigilance contraceptive". Dégât collatéral d'un réveillon bien arrosé... Cette hypothèse est confirmée par l'examen du nombre d'avortements: les pics d'IVG correspondent eux aussi à des conceptions au Nouvel An.
A part ce léger pic de septembre, les naissances ont donc lieu un peu n'importe quand. Sauf peut-être pour les institutrices. Le pic de naissances en septembre ne s’applique pas aux enseignantes. Les maîtresses accouchent plus nombreuses au printemps. Une manoeuvre idéale pour ces femmes qui peuvent alors cumuler congés de maternité et vacances. Pourtant, peu de parents s’essayent à planifier la date idéale d’accouchement. Ils seraient 15% à s’y contraindre.
Enfin, la météo estivale pourrait bien avoir des conséquences sur les naissances puisque le démographe a remarqué un déficit particulièrement important de celles-ci, neuf mois après des périodes caniculaires (1976, 1983 et 2003). Quand il fait chaud, la fertilité est en baisse et, "avec la moiteur des corps, on est peut-être moins enclin à s'adonner à la procréation", s'amuse le chercheur. Cette année, les météorologues prévoient "un été plus chaud que la moyenne". Y aura-t-il moins de bébés l'an prochain ? Réponse au printemps 2011...