Christian Blanc et Alain Joyandet ont décidé de quitter le gouvernement
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"L'homme d'honneur que je suis ne peut accepter d'être victime d'un amalgame". C'est avec ces mots qu'Alain Joyandet a expliqué sur son blog son choix de démissionner du gouvernement. Il faut dire que le secrétaire d'État à la Coopération avait été au coeur, coup sur coup, de deux affaires alors que le gouvernement est la cible de plusieurs polémique. Alain Joyandet avait tout d'abord été épinglé en mars pour avoir choisi d'affréter un avion privé pour se rendre à une conférence en Martinique. Coût de l'opération: 116 500 euros. Puis c'est le permis de construire obtenu pour agrandir sa maison de Grimaud, dans le Var, qui avait été dénoncé comme illégal par le Canard enchaîné.
"Pas un euro public n'a été détourné pour mon enrichissement personnel ou celui de mes proches" assure Alain Joyandet mais cela risquait de ne pas suffire alors que Nicolas Sarkozy a promis de tirer "sévèrement" les conséquences de plusieurs affaires impliquant son gouvernement, lors d'un remaniement en octobre. Ce serait d'ailleurs le président et son Premier ministre qui auraient demandé aux deux secrétaires d'Etat de quitter leur poste.
Christian Blanc était, lui, accusé d'avoir fait acheter pour 12 000 euros en cigares aux frais du contribuable. François Fillon l'a enjoint de rembourser cette somme sur ses deniers personnels, mais l'ancien patron de la RATP et d'Air France assure n'avoir fumé que 4 500 euros de havanes, une "petite négligence" qu'il a depuis remboursée, et il accuse son ancien chef de cabinet d'avoir mis la main sur le reste de sa cave. Ce que celui-ci nie farouchement.
Mais Alain Joyandet et Christian Blanc ne sont pas les seuls à avoir fait récemment les choux gras de la presse. Christian Estrosi et Fadela Amara ont été épinglés pour un abus de logements de fonctions. Rama Yade pour des frais de déplacement somptuaires en Afrique du Sud. Sans parler de l'affaire Woerth/Bettencourt qui n'a pas fini de secouer le gouvernement Fillon... "Si la démission des deux ministres est une tentative de l'Elysée de jeter du lest, c'est tardif et pose plus fortement la question d'Eric Woerth" commente d'ailleurs Jean-Christophe Cambadélis pour le PS.
Caroline Magnan (DioraNews)