Eric Woerth assiste à un rassemblement UMP, le 6 mai 2009
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"Je n'ai jamais déclenché de contrôle fiscal [...] comme je n'ai jamais empêché un contrôle fiscal". Cible de nombreuses attaques depuis les révélations sur Liliane Bettencourt, Eric Woerth s'est défendu bec et ongles dimanche soir. Invité du Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI, l'ex-ministre du Budget s'est expliqué sur la polémique qui entoure cette affaire.
L'héritière de L'Oréal détient deux comptes en Suisse de 78 millions d'euros, qui ont alimenté les soupçons de fraude fiscale, tout comme l'île seychelloise d'Arros, non déclarée au fisc, dont elle dit être simple locataire. Elle s'est engagée récemment à régulariser la situation de ses avoirs à l'étranger.
"Le problème, c'est que les journalistes ne comprennent pas comment fonctionne le fisc", a déclaré Eric Woerth, assurant qu'il avait activement contribué à la lutte contre la fraude fiscale. "Mme Bettencourt a fait l'objet de nombreux contrôles fiscaux depuis longtemps. Elle a une situation fiscale qui a toujours été considérée comme claire, jusqu'à ces écoutes qui disent qu'à un moment donné il y a du patrimoine qui n'a pas été révélé".
"Ne sous-estimez pas ma capacité de résistance !", a aussi lancé le ministre du Travail. "Je ne souffre pas du tout parce que je n'ai rien à me reprocher", a-t-il poursuivi, alors que plusieurs ministres avaient pris place dans l'assistance. "Je suis très serein".
Auparavant sur Europe 1, l'actuel ministre du Budget avait annoncé que le fisc allait passer au peigne fin la fortune de Liliane Bettencourt. François Baroin, qui a exclu toute intervention de son prédécesseur dans ce dossier, s'est montré très ferme. "On ira jusqu'au bout, on ira un peu partout dans le monde pour savoir précisément ce qu'il y a [...] La loi est la même pour tous. Elle sera appliquée avec rigueur, avec détermination".
Eric Woerth a enfin dénoncé l'article publié par le Journal du Dimanche sur sa rencontre avec Robert Peugeot, peu de temps après que l'héritier de la famille Peugeot se soit fait voler des lingots d'or. "Le montant du vol, sur la base de sa déclaration initiale a d'abord été estimé à 500 000 euros... puis aujourd'hui à 150 000 euros", écrit le journal. Le JDD précise que Robert Peugeot a reçu la Légion d'honneur des mains d'Eric Woerth début juin.
"Il ne m'a pas parlé de cambriolage", a assuré Eric Woerth, qui se dit être "une cible politique". Le ministre a rappelé qu'il avait la confiance de Nicolas Sarkozy et de François Fillon. "Les gens qui me connaissent, ne se posent pas de questions", a-t-il assuré. Pour lui, cette polémique sert simplement à "ralentir la réussite de la réforme des retraites".