Question du 20 juin 2010 Lire la question de ce jour

Que pensez-vous de l'attitude des Bleus après leur putsch ?

validez

le sujet

Altercation entre Evra et le préparateur physique des Bleus. Altercation entre Evra et le préparateur physique des Bleus. - © Photo AFP

C'est un week-end comme personne ne l'avait imaginé...48 heures surréalistes. Tout a commencé avec la Une du journal l'Equipe samedi. La folie s'est achevée dimanche soir avec la démission d'un dirigeant. Et rien ne dit que les scandales vont s'arrêter là.

Acte 1. C'est un titre comme la presse en fait très peu qui a servi de détonateur samedi matin. Il barrait toute la Une de l'Equipe. Les propos étaient grossiers, vulgaires, sans aucune limite (Va te faire ..., sale fils de ...). Ils visaient Raymond Domenech. Le journal nous apprend qu'ils ont été prononcés dans l'intimité du vestiaire, à la mi-temps du match France-Mexique. Un homme est montré du doigt: Nicolas Anelka. Excédé par une remontrance de son coach, le joueur insulte le sélectionneur devant le regard médusé des 23 autres. Domenech prend sur lui, mais après la déroute de la 2e mi-temps (2-0 pour le Mexique), il aura du mal à faire front. Certains témoins affirment même l'avoir vu pleurer, seul sur son siège lors du retour en bus pour l'aéroport.

Acte 2. Le scandale prend de l'ampleur. Après l'Equipe, c'est l'ensemble de la presse française qui met la pression sur la Fédération Française de Football. Ses dirigeants tardent à réagir. Les réunions s'enchaînent. Plus personne n'y comprend rien. Anelka va-t-il être exclu du groupe France ? Personne n'y croit. Et pourtant... Jean-Pierre Escalettes demande au joueur de présenter ses excuses s'il veut rester au sein de l'équipe. Anelka refuse. C'est le premier international français exclu de la sélection au cours d'une compétition. Une conférence de presse est organisée dans la foulée. Jean-Pierre Escalettes réfute l'idée selon laquelle le joueur serait resté dans le groupe si le secret de vestiaire n'avait pas été trahi par la presse. Patrice Evra fait la moue. Il ne partage pas les propos du président de la Fédération. Et puis le joueur dérape. Il parle d'un traitre. Qu'il va falloir chasser. Les journalistes présents sont stupéfaits.

Acte 3. Dimanche matin. Emission Téléfoot. Domenech est invité. Il tente de s'expliquer. Accuse la presse. Pour lui, "c'était de la vie interne. Ça n'a pas d'importance. L'importance est venue du fait que ce soit à la une d'un journal". Et puis stupeur, Ribery débarque sur le plateau. Le teint blafard. Le joueur explique que sa venue est spontanée. Il s'épanche, sur le groupe. "Ça a explosé. On est en train de souffrir. Mais il n'y a pas que nous. C'est la France qui est en train de souffrir". Il s'arrête. Au bord des larmes. "J'ai les boules. Parce que là, on ne joue plus au foot. (...) Depuis l'Euro-2008, on vient en équipe de France pour ne connaître que des problèmes". Rideau.

Acte 4. L'entrainement de dimanche après-midi est ouvert au public. Les joueurs débarquent en bus. Serrent des mains, signent des autographes, l'ambiance semble bon enfant. C'est un cache-misère. A l'écart, Domenech a une discussion houleuse avec Evra, le capitaine de cette équipe en pleine dérive. Le joueur lui annonce qu'avec ses coéquipiers, ils ont décidé de faire la grève...de l'entraînement ! Le sélectionneur essaie de raisonner son joueur. Il lui explique qu'en terme d'image, l'impact va être catastrophique. Evra s'entête. Débarque Robert Duverne. C'est le préparateur physique des Bleus. Ce dernier s'en prend ouvertement à Evra. Il lui explique que de nombreuses personnes travaillent sur la préparation des entraînements. La discussion prend une tournure plus violente. Domenech est obligé de s'interposer entre les 2 hommes. Evra et ses coéquipiers vont s'enfermer dans leur bus. Ils exigent que Domenech lise un communiqué. Le sélectionneur s'exécute. Tout le monde est perdu. Jean-Pierre Escalettes parle d'un "comportement inadmissible".

Dernier acte. A bout de nerfs, Jean-Louis Valentin, directeur délégué de la Fédération, annonce sa démission. La voix tremblante, il parle de caprices des joueurs. "J'ai honte. Je suis écoeuré, ce qui s'est passé est un scandale". Tout le monde est épuisé.

Michel Barisano (DioraNews)
réagissez
 

les dernières réactions à l'article

voir mon journal de réactions aide
Aucune réaction encore postée
médiathèque
flashs info
AFP - Le JT de 12H
diaporamas
Une contorsioniste se produit avant la...
photos
Fralib: Montebourg annonce qu'Unilever accepte...
vidéos
Natation : Manaudou bat son record sur 50m dos
écofinances

sports
Le rallye de Grèce en direct