Raymond Domenech le 16 juin à Polokwane, en Afrique du sud
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L'élimination des Bleus du Mondial-2010 est désormais une hypothèse plus que probable. Après un match nul 0-0 contre l'Uruguay et une défaite 2-0 jeudi soir contre le Mexique, la France n'a guère plus d'espoir dans ce groupe A. Ou bien de croire aux miracles: il faudrait que le Mexique et l'Uruguay ne fassent pas un résultat nul et que la France gagne au moins 3-0, mardi contre l'Afrique du Sud.
Déjà lors des éliminatoires de la Coupe du monde, le parcours des Bleus était une source d'inquiétude, notamment avec les défaites contre l'Autriche (3-1) ou les victoires étriquées face à la Lituanie et aux îles Féroé (1-0). Le paroxysme ayant été atteint avec le barrage retour contre l'Eire (1-1, a.p.) et la fameuse main de Thierry Henry, puis avec le naufrage en amical face à l'armada espagnole (2-0). La France entière avait espéré un sursaut pendant les matches de préparation, en vain. Le 4 juin à La Réunion, les Bleus étaient défaits (1-0) par la Chine, qui pointe au... 84e rang mondial.
Pourtant, Raymond Domenech avait abandonné son fameux schéma en 4-2-3-1 contre un 4-3-3, censé redonner un peu de vie au jeu des Bleus. Pour ensuite prendre tout le monde de court en revenant à son système initial. Première victime: Florent Malouda, qui semblait l'une des rares valeurs sûres de l'équipe après sa magnifique saison avec Chelsea.
En écartant Benzema et Nasri, symboles du conflit de génération qui avait miné l'Euro-2008, Raymond Domenech avait également rangé au placard le monument Vieira et ses 107 sélections. Thierry Henry, le meilleur buteur de l'histoire des Tricolores, a été prié, lui, de cirer le banc de touche. Les cas d'Anelka, Ribéry, Gourcuff ou Gallas se sont posés à différents niveaux: pas de solutions apportées. Enfin, le sélectionneur a souhaité reproduire la formule presque gagnante du Mondial-2006 en optant pour l'isolement le plus total dans un hôtel 5 étoiles. Faute de leaders pour cimenter le groupe, les joueurs se sont repliés sur eux-mêmes. Les Bleus n'ont ainsi quasiment jamais quitté leur repère, s'entraînant à l'abri des regards.
Lors des premiers tours de la Coupe du monde 2002 et de l'Euro-2008, l'équipe de France n'avait enregistré aucune victoire, sortant de ces compétitions la tête basse. A elle, mardi, de faire mentir ce vieux dicton: "jamais deux sans trois"...