Franck Ribery et Thierry Henry veulent pousser les Bleus le plus loin possible.
- © (Photo AFP)
C'est la question que tout le monde se pose : les Bleus peuvent-ils prétendre à quelque chose lors de ce Mondial ? La piètre qualité des matchs amicaux n'aura pas permis de rassurer les observateurs. La communication étonnante de Raymond Domenech aura agacé plus d'un supporter. Des joueurs amorphes lors de certaines rencontres (contre l'Espagne en mars dernier) inquiètent les plus optimistes. Bref, nos Bleus partent avec plusieurs handicaps. A eux de nous faire mentir et de faire rêver tout un pays qui aimerait tant penser à autre chose. Notamment dans cette période de crise...
Le nouveau capitaine des Bleus Patrice Evra devra tenir fermement la barre durant la compétition s'il veut mener ses coéquipiers jusqu'à la finale. Le vaisseau tricolore est déboussolé par deux saisons traumatisantes et une qualification controversée. Si vous rajoutez par dessus la mythique affaire Zahia, vous obtiendrez un cocktail des plus explosif. La qualité des joueurs n'est pas remise en cause, ce sont certainement les meilleurs en ce moment. A une ou deux exceptions près... La question porte plutôt sur leur état d'esprit. Seront-ils capables de faire front tous ensemble ? La tension et la pression d'une telle compétition pourraient-elles faire exploser un groupe fragile, surtout si les résultats ne suivent pas rapidement ?
Alors, Henry ou pas Henry en attaque ? Et Ribéry, à gauche ou à droite ? Et Toulalan, en défense ou au milieu ? Et quid de Nicolas Anelka ? Les questions tactiques et techniques sont encore très nombreuses.
Au moment d'entonner la Marseillaise, les émotions vont se bousculer dans les rangs français. Le fait que la compétition se déroule en Afrique du Sud peut favoriser l'émulation . Pour les sept joueurs de l'effectif aux racines africaines, ce premier Mondial sur la terre de leurs ancêtres aura forcément un parfum enivrant. Pour les jeunes, ce sera une grande première. Pour les aînés, il y aura comme un chant d'adieu (Anelka, Henry, Gallas). Et l'équipe de France n'est jamais aussi forte que quand elle est en grande difficulté. Alors rêvons un peu et surtout supportons-la comme disait Roselyne Bachelot. L'heure des comptes arrivera bien à un moment ou un autre.