Une classe d'école primaire
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Vacances d'été plus courtes, retour à la semaine de cinq jours ou journées allégées: le chantier des rythmes scolaires s'est ouvert lundi. Un comité mis en place par le ministre de l'Éducation, Luc Chatel, va plancher pendant un an sur la question. Le comité de pilotage de la Conférence nationale sur les rythmes scolaires doit examiner les cas de tous les élèves, de la maternelle au lycée.
Les écoliers du primaire français détiennent un record: ils ont 914 heures de cours par an sur 144 jours. Soit le rythme le plus dense des pays développés. Cette organisation date du début du XXe siècle, "pour que les jeunes Français, enfants de paysans, rentrent au pays faire les moissons pendant tout l'été", explique Luc Chatel. Le ministre juge qu'elle n'a plus aucune raison d'être aujourd'hui.
Les chronobiologistes vont dans son sens. Ils dénoncent depuis des années le rythme de travail des enfants, inadapté à leurs capacités de concentration. Pour Luc Chatel, "on peut trouver un système plus équilibré, mieux réparti sur l'année où, à la fin, on a de meilleurs résultats pour les élèves et une meilleure organisation de l'école".
Les Français sont plutôt d'accord. 58% sont favorables à une réduction de deux semaines des vacances d'été, selon un sondage LH2 pour Metro paru lundi. 71% approuvent l'idée d'organiser les journées d'école avec cours le matin et sport l'après-midi.
Mais cette conférence sur les rythmes scolaires est aussi controversée. Les syndicats d'enseignants et de parents d'élèves regrettent de ne pas avoir été convoqués. Il y a deux ans, déjà, ils avaient vécu la suppression des cours le samedi matin comme une décision unilatérale. Le PS souligne les "contradictions" du gouvernement, qui veut plus de sport à l'école et supprime des postes d'enseignants.
Julie Coste (DioraNews)