Une contravention infligée à un automobiliset de Paris
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Son montant n'a pas changé depuis 1986, au grand dam des élus locaux, qui récoltent les recettes des amendes. Le prix de l'amende pour stationnement pourrait donc passer de 11 à 20 euros. C'est du moins la proposition du Comité des finances locales. Le député Charles de Courson (Nouveau centre), dénonce en effet "l'incohérence" entre le niveau de l'amende et le coût du stationnement payant. Selon lui, de nombreux automobilistes préfèreraient encourir le risque d'être verbalisés plutôt que d'acquitter le règlement du stationnement.
Cette proposition, le gouvernement y réfléchit sérieusement. "Nous, nous sommes pour le respect de la loi. Ensuite, c'est utile qu'on puisse discuter de l'effet dissuasif de l'amende. Est-ce que 11 euros aujourd'hui c'est encore dissuasif? On peut en douter dans les grandes agglomérations", a estimé Luc Chatel. "Avec une amende fixée à 20 euros, les gens feront le choix de payer le parking", estime Gilles Carrez, président du Comité des finances locales. Il ajoute que "le nouveau tarif proposé est inférieur à l'évolution du coût de la vie depuis 24 ans puisqu'il serait alors de 22 euros".
Aujourd'hui, les amendes rapportent chaque année 600 millions d'euros aux communes qui financent ainsi des infrastructures. Mais les élus assurent qu'il ne s'agit pas uniquement d'argent. "Passer de 11 à 20 euros rapporterait certes un peu plus, reconnaît Gilles Carrez, mais le but de la décision est avant tout que les automobilistes aient un comportement un peu plus vertueux. La conséquence première devrait donc être une diminution du nombre d'amendes."
Du côté des automobilistes, les critiques pleuvent. Ils s'estiment déjà trop verbalisés et ajoutent que si la mesure peut s'expliquer à Paris où le stationnement coûte cher, elle s'impose moins en province. Plusieurs initiatives ont déjà fleuri sur le net pour éviter les PV ou bien se les faire rembourser.
Les membres du CFL ont d'ailleurs proposé de dépénaliser les amendes ce qui permettrait à chaque commune d'en fixer elle-même le montant. Mais le gouvernement serait très réticent...
Caroline Magnan (DioraNews)