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La gestion des frais bancaires est-elle trop opaque ?

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Montage des enseignes de la Banque populaire et de la Caisse d'Epargne Montage des enseignes de la Banque populaire et de la Caisse d'Epargne - © Photo AFP

Les frais bancaires sont une nouvelle fois pointés du doigt, car toujours plus illisibles et opaques. C'est le constat dressé par deux associations de défense des consommateurs, UFC-Que Choisir et l'AFUB (Association française des usagers des banques). Pour résumer, le consommateur paye toujours plus.


Selon une étude publiée mardi par UFC-Que Choisir (réalisée sur la période 2004/2009), les tarifs bancaires sont contenus dans des "brochures comptant en moyenne 24 pages et 303 tarifs". D'une banque à l'autre, les dénominations des services varient. Les prix indiqués sont mensuels, trimestriels ou annuels. Bref, comparer les tarifs relève "du parcours du combattant", dénonce Alain Bazot, président de l'UFC-Que Choisir. La palme revient à LCL avec une brochure de 63 pages et à la Caisse d'Epargne Ile-de-France avec 396 tarifs. Le bilan est "accablant", souligne l'UFC. "Depuis 5 ans, la situation s'aggrave".


L'UFC-Que Choisir s'insurge aussi que des services auparavant gratuits soient devenus payants, comme les frais de photocopie ou de conservation de chèques. Elle demande donc une "vraie réforme de la tarification bancaire", à travers 7 propositions concrètes qu'elle remettra à Christine Lagarde. Objectif : obtenir plus de transparence et une diminution des prix. L'association souhaite voir se mettre en place une information préalable du consommateur avant le prélèvement des frais sur son compte, mais aussi une dénomination commune obligatoire des différents frais. Elle réclame enfin la création d'un observatoire des tarifs bancaires sur les opérations les plus courantes.


L'Association française des usagers des banques (AFUB) dénonce pour sa part qu'une même opération peut être présentée sous plusieurs termes par les banques. Ainsi, la commission d'intervention perçue en cas de paiement irrégulier peut aussi être appelée "frais de forçage" ou "frais d'écarté" selon l'établissement bancaire.


Ce cri d'alarme poussé par les deux associations arrive dans la perspective de la remise d'un rapport sur ce thème, courant juin, à la ministre de l'Economie. Christine Lagarde, qui s'était inquiétée de cette dérive en mars dernier, avait confié cette mission à deux personnalités : Georges Pauget (ex-directeur général du Crédit Agricole) et Emmanuel Constans (président du Comité consultatif du secteur financier).

Antoine Laquet (DioraNews)
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