Michel Platini annonce à Genève la désignation de la France pour l'Euro 2016
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Plus que 6 petites années à patienter dorénavant. En 2016, la France sera l'organisatrice de l'Euro de football. L'UEFA a tranché vendredi midi à Genève. L'instance dirigeante du football européen a préféré le dossier tricolore aux candidatures présentées par la Turquie et l'Italie, éliminée après le premier tour. C'est un ouf de soulagement poussé dans le camp tricolore, après l'échec des Jeux olympiques de 2012. La planète du ballon rond retrouvera la France, 12 ans après le Mondial 1998 et 26 ans après l'Euro de 1984.
La France disposait dans ses manches de 2 jokers: Zinedine Zidane et... Nathan. Ce jeune acteur de 10 ans a joué les candides aux côtés des représentants de la candidature française - parmi lesquels plusieurs anciens Bleus comme Djorkaeff, Sagnol ou Karembeu. Dans quelle mesure aura-t-il pesé dans la délibération des 13 membres du Comité exécutif de l'UEFA ? Son président français, Michel Platini, le Turc Sennes Erzik (vice-président) et l'Italien Giancarlo Abete n'ont pas pris part au vote.
"Je peux vous assurer que cette confiance ne sera pas trahie", a assuré le président de la Fédération française de football Jean-Pierre Escalettes. Sa ministre de tutelle, Rama Yade, n'a pas voulu bouder son plaisir vendredi soir sur Europe 1. "Nous vivons un moment magique. Il faut savourer ce moment de joie. C'est un grand bonheur pour la France. On est heureux, content, c'est une victoire méritée". Enfin, le président Nicolas Sarkozy avait le sourire aux lèvres: "On est très heureux, très honoré", a-t-il réagi, interrogé sur France 2.
"Sa présence a fait pencher la balance", a estimé Michel Platini. Ça s'est joué à 7-6. Donc je pense que c'est bien qu'il soit venu. [...] Si Nicolas (Sarkozy) n'avait pas été là, la Turquie aurait certainement gagné". La victoire du dossier français, qui avait été, comme celui de la Turquie, mieux noté que celui de l'Italie par la commission technique, est aussi un succès pour Michel Platini, à un an d'une réélection probable à la tête de l'UEFA.
L'attribution de l'Euro 2016 permettra d'accélérer la rénovation ou la construction de 12 stades, dont 9 seront finalement retenus pour accueillir les matches. D'un coût total estimé à 1,7 milliard d'euros, ces travaux devraient générer 15 000 emplois selon la FFF, et 4 000 autres durables pour assurer le fonctionnement des nouveaux stades.