Des policiers municipaux rendent hommage à leur collègue Aurélie Fouquet.
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Les répercussions seront lourdes. La fusillade de Villiers-sur-Marne jeudi matin devrait pousser le ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, à prendre des dispositions et certainement à se poser la question de l'armement pour les policiers municipaux. Chez les forces de l'ordre, ces violences exceptionnelles ont provoqué stupeur et consternation.
Aurélie Fouquet avait 26 ans. Elle était maman d'un bébé de 14 mois. Elle a été tuée par des hommes armés de fusils d'assaut. C'est la première fois qu'une policière municipale est tuée par balles en mission. Sa mort a fait resurgir le malaise des policiers municipaux. Un malaise qui couve depuis plusieurs mois. Ces derniers sont partagés, entre tristesse et colère. "Nous voulons que tous nos collègues soient armés et protégés de la même façon que les gendarmes et les fonctionnaires de la Police nationale".
Les réactions ont été nombreuses parmi les organisations syndicales. "Les délinquants ne font plus la distinction entre police nationale et police municipale". En janvier 2010, des policiers municipaux avaient manifesté par milliers dans une vingtaine de villes. Ils demandaient l'alignement de leurs grilles indiciaires sur celles de la police nationale. Des demandes restées sans réponse. "Nous sommes la dernière roue du carrosse des forces de sécurité", déplorent ces derniers avant d'ajouter : "Nous en avons ras-le-bol" et "il faut que le gouvernement et les maires nous entendent et nous reçoivent". Des sources syndicales indiquent que le ministre de l'Intérieur, qui s'est rendu sur place jeudi, a été "fraîchement accueilli" par les policiers municipaux présents. Le 27 mai, Brice Hortefeux devrait les rencontrer.
Nicolas Sarkozy a confirmé qu'il se rendrait aux funérailles de la policière mercredi prochain.
Michel Barisano (DioraNews)