Photo de Toni Musulin diffusée par la police, le 6 novembre 2009
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Fin du suspense. Le procès du plus célèbre convoyeur de France débute bien ce mardi à Lyon. Le président de la chambre criminelle de la Cour de cassation a rejeté lundi une requête des avocats de Toni Musulin. Ce dernier est poursuivi pour le vol spectaculaire de 11,6 millions d'euros fin 2009 à Lyon et pour une tentative d'escroquerie à l'assurance remontant à mai 2009.
L'ancien convoyeur de la société suédoise de transport de fonds Loomis a avoué le braquage au volant de son fourgon. Le véhicule a été retrouvé plus tard, mais vide. Le 9 novembre, la police découvrait 9,1 millions dans un box loué par Musulin sous une fausse identité. Mais ce dernier nie la tentative d'escroquerie à l'assurance pour, avoir déclaré le vol de sa Ferrari 6 mois plus tôt. A 39 ans, Toni Musulin encourt au total 5 ans d'emprisonnement pour ces 2 délits.
Le 16 novembre 2009, après 11 jours de cavale, notamment en Italie, Musulin était mystérieusement réapparu, se livrant aux autorités monégasques qui l'avaient, à sa demande, remis le jour même à la police française. Au mépris de la "convention d'extradition entre les 2 pays", assurent ses avocats qui réclament alors la nullité de la procédure devant la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Lyon. S'ensuit alors une bataille de procédures judiciaires entre renvoi en correctionnelle et Cour de cassation saisie...
Ce vol spectaculaire avait fait rêver des milliers d'internautes, qui voyaient en lui l'Arsène Lupin du XXIe siècle. C'est la naissance de la "Musulin mania": de la naissance de groupes Facebook ("il a fui, il a tout compris") aux t-shirts à son effigie avec le logo "Sans arme ni violence" en passant par YouTube et une chanson à son honneur du rappeur Sundyata intitulée "La méthode Musulin". Dernière forme de consécration ? Selon l'AFP, de nombreuses demandes en mariage ont abouti à la prison de Corbas, dans la banlieue de Lyon, où Musulin est en détention préventive.