Le siège de la Banque centrale européenne à Francfort.
- © Photo AFP
Il va falloir une solidarité à toute épreuve et une persuasion hors du commun. La crise économique que traverse l'Europe est sans précédent. Les membres de l'UE tentent le tout pour le tout sans réellement connaitre l'issue... Barack Obama redoute une contagion. L'inquiétude est immense.
La crise est en train de prendre une dimension internationale. Le président américain a appelé dimanche la chancelière allemande Angela Merkel, pour la deuxième fois en trois jours, pour réclamer "des mesures énergiques afin de redonner confiance aux marchés". Barack Obama a ensuite contacté Nicolas Sarkozy pour lui formuler la même demande. Rassurer les marchés, le maître mot. Mais comment ? Le président français a convoqué dimanche soir à l'Elysée une réunion de crise pour faire le point avant l'ouverture des bourses lundi matin.
Les Européens s'organisent à la va-vite. Les ministres des Finances travaillent tout d'abord sur la mise à disposition de prêts de l'UE pour les pays de la zone euro en difficulté. La Grèce serait la première servie. Normalement... Pour valider ce dispositif, il faudrait l'approbation d'une majorité des 27 ministres européens. Mais déjà les premières protestations se font entendre. Elles viennent d'outre-Manche. Londres a fait savoir dimanche après-midi son désaccord et a signifié qu'elle n'apporterait pas sa garantie à des prêts pour des pays utilisant la monnaie unique. D'autres pays pourraient s'engouffrer dans la brèche. Personne n'ose y penser... La supposition inquiète au plus haut point.
Plusieurs ministres ont aussi lancé un appel du pied à la BCE pour qu'elle apporte sa contribution au dispositif. Le FMI a décidé dimanche soir d'approuver un plan d'aide à la Grèce sur trois ans pour un total de 30 milliards d'euros. Les moyens financiers mise en place seront-ils suffisants pour calmer les marchés? Si dans les prochains jours, les bourses continuent de dévisser comme cela a été le cas vendredi, il est à craindre que chaque pays se referme sur lui-même. Les plus fragiles se retrouveraient alors dans une situation critique.
Michel Barisano (DioraNews)