Eric Besson et Rama Yade
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C'est un choix cornélien. Et pourtant, ils ont franchi le pas. La classe politique ont décidé de descendre dans l'arène médiatique et donner leur avis sur une affaire pas comme les autres. Ce dossier, dont tout le monde parle depuis 15 jours, c'est celui de Franck Ribéry et de celle qui se dit "escort girl", Zahia. Les langues se délient et chacun y va de son petit commentaire.
Rama Yade a été la première à allumer la mèche. La secrétaire d'Etat aux Sports estime que si le milieu de terrain du Bayern Munich doit être mis en examen, sa place chez les Bleus pourrait être remise en cause. "Le maillot de l'équipe de France est sacré et ne peut être porté par un mis en examen". Même la ministre de la Santé et des Sports y va de son couplet. Roselyne Bachelot suit le mouvent impulsé par Rama Yade, avec un bémol toute fois : "la France est un pays de droits et chacun est réputé innocent jusqu'à ce qu'il ait été convaincu d'avoir des choses à se reprocher".
"Si la justice doit poursuivre Franck Ribéry, elle saura le faire savoir. En attendant, laissons-le en paix et que l'équipe de France puisse préparer la Coupe du monde sereinement". Ces mots rassurants sont ceux du ministre de l'Immigration Eric Besson. Pour lui, la "surexposition" de ce scandale "porte un préjudice lourd et bien excessif à Franck Ribéry, à sa famille et au football français".
Daniel Cohn-Bendit préfère relativiser sur cette affaire. Le chef de file des Verts au Parlement européen affirme que l'"on sait depuis longtemps que les footballeurs vont au bordel" mais il ajoute que les joueurs français "ne savaient pas" que Zahia, la jeune femme au coeur du scandale, était mineure". "S'ils ne le savaient pas, ils ne seront pas condamnés".
Dans cette affaire et pour les amoureux du ballon rond, il y a une petite lueur d'espoir. Les Bleus concernés par cette affaire (Ribéry, Govou et Benzema) devraient être en mesure de disputer la Coupe du monde en Afrique du Sud. Les 3 joueurs ne devraient pas être convoqués par un juge en vue d'une éventuelle mise en examen avant le début de la compétition, le 11 juin. Maintenant, reste quand même une question cruciale : Zahia Dehar peut-elle à elle seule troubler la liste des 23 joueurs pour le Mondial en Afrique du Sud que Raymond Domenech doit délivrer le 11 mai ?
Michel Barisano (DioraNews)