La ministre de la Santé Roselyne Bachelot.
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On peut tout acheter et tout vendre aujourd'hui sur internet. Enfin presque tout. Acheter des médicaments est possible, mais à l'étranger seulement. La France devrait s'y mettre d'ici peu. Et seulement si certains accordent leur violon. Rien qu'à cette évocation, les syndicats de pharmaciens brandissent le spectre de la contrefaçon.
Roselyne Bachelot envisage de légaliser la vente de médicaments sur le web, croit savoir le quotidien économique "Les Echos" de jeudi. Une première réunion se serait déjà tenue sur le sujet au ministère de la Santé. Une légalisation qui ne concernerait que les médicaments non remboursables par la sécurité sociale et délivrés sans ordonnance. En un mot, ceux que l'on trouve en libre accès dans les pharmacies.
Jusqu'à présent, le monopole des pharmaciens a toujours été bien préservé. Mais cela ne devrait pas durer. Et l'idée de vendre sur le net des médicaments sème déjà la zizanie. Une députée PS, pharmacienne de profession, n'est absolument pas sur la même ligne que la ministre de la Santé. Catherine Lemorton estime que de nombreux problèmes vont apparaître, mais que surtout "il n'y aura plus d'intermédiaire entre le patient et le médicament, les contre-indications ne seront pas lues". Pour Catherine Lemorton, Roselyne Bachelot a "pour objectif de permettre la vente de médicaments en supermarché". Ce que la ministre réfute de façon catégorique.
Ce projet de réforme n'en est qu'à ses débuts. Ni le président de la République, ni le Premier ministre n'ont pour l'instant été saisis de cette question.
Michel Barisano (DioraNews)