Une salle de régie de France Télévisions.
- © Photo AFP
La question divise toujours autant. Et à l'UMP, ils sont de plus en plus nombreux à faire entendre leur voix. Une voix discordante par rapport au discours présidentiel. Jean-François Copé se prononce pour le maintien de la publicité. Tout comme Yves Jego. Fredéric Mitterrand, lui, est contre. Mais il est bien seul. Nicolas Sarkozy doit apprécier. Et pour le moment, il observe.
Début 2009, le chef de l'Etat avait imposé la disparition de la publicité des écrans publics après 20 heures. Mais depuis, la suppression totale est réellement remise en cause, faute de financement. Les députés UMP, emmenés par Jean-François Copé, plaident tous pour le maintien de la publicité durant la journée. Le député UMP Yves Jégo estime qu'il ne fallait pas adopter une attitude "jusqu'au-boutiste (...) Dans un moment de crise, il y a la question des recettes qui se pose immanquablement".
Maintenir la pub de 6h à 20h sur France 2, France 3, France 4, France 5 et RFO permettrait de conserver des recettes qui ont dépassé 400 millions d'euros en 2009. Une manne non négligeable. Sachant que les finances de l'Etat sont au plus bas, il semblerait plus raisonnable de "couper la poire en deux" et d'abandonner une partie du projet. Pour l'instant, Nicolas Sarkozy, qui profite du soutien de TF1 et M6, ne veut pas revenir en arrière. Mercredi matin, Luc Chatel a même été très clair. Le porte-parole de l'exécutif a indiqué que "le gouvernement n'avait pas modifié" son projet. Jusqu'à quand ? La question reste posée.
Le manque à gagner de la suppression de la pub ne trouve pour le moment aucune compensation financière concrète. La taxe sur les fournisseurs d’accès à internet n'est quasi plus à l'ordre du jour après le recadrage de la Commission européenne. L’augmentation de la redevance audiovisuelle envisagée par Frédéric Mitterrand resterait l'ultime solution. Problème : elle est loin d'être populaire.