Un usager à la Gare du Nord, à Paris, lors de la grève du 3 février dernier
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Ce soir commence le troisième mouvement social à la SNCF depuis le début de l'année. A l'appel des deux principaux syndicats, la CGT-cheminots (40% des personnels) et Sud-Rail (18%), les salariés se mobilisent pour la défense de l'emploi, des salaires et du fret.
"La SNCF a perdu 22.000 emplois depuis sept ans, 3.700 cette année et veut encore en supprimer 8.000 d'ici 2012, alors qu'il y a une recrudescence des dysfonctionnements en raison des sous-effectifs", dénonce la CGT-cheminots, par la voix de son secrétaire général, Didier Le Reste. Sur la même ligne, Sud-Rail "exige l'arrêt de toutes les suppressions d'emploi".
L'arrêt de travail débute à 20h00, pour 24 heures reconductibles. Le trafic devrait rester perturbé jeudi. La SNCF prévoit, en moyenne, 7 TGV sur 10, 6 TER sur 10 et, en Ile-de-France, 6 Transilien sur 10. C'est un peu mieux que lors des derniers mouvements, car tous les syndicats n'appellent pas à la grève.
La CFDT/Fgaac (11,5%) a renoncé à la mobilisation après avoir obtenu des garanties de la direction, notamment sur les parcours professionnels des contrôleurs. Enfin la CFTC-cheminots (5%) juge carrément la grève "illisible" et "incompréhensible". "L'action intervient juste en amont des premiers échanges sur les retraites entre syndicats et gouvernement, explique le syndicat. Ce n'est vraiment pas le moment de brûler les cartouches".
De son côté, la SNCF explique avoir avancé. "Un certain nombre de propositions" ont été faites parmi lesquelles "460 embauches ou dans certains cas des créations d'emplois viennent s'ajouter aux 900 embauches déjà annoncées au 1er trimestre", précise François Nogué, directeur des ressources humaines.