800 000 élèves de 3e passent chaque année le brevet
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Il s'est appelé BEPC de 1947 à 1980, puis brevet des collèges et porte aujourd'hui le nom de DNB pour diplôme national du brevet... Véritable institution, ce premier examen auquel sont confrontés les élèves est passé chaque année par 800 000 élèves de 3e (et décroché par plus de 600 000, soit 82,6% d'une génération). Pourtant, un rapport parlementaire préconise désormais sa suppression.
Aujourd'hui, pour décrocher le brevet, un élève doit obtenir une moyenne de 10 sur 20 sur l'ensemble de ses notes de l'année, valider ses compétences dans une langue vivante étrangère et dans le maniement d'Internet. il peut également, de façon optionnelle, passer une épreuve d'histoire des arts ou de langue régionale. Enfin, il passe en fin d'année 3 épreuves en contrôle terminal: l'histoire-géographie, le français et les mathématiques.
Mais, à en croire le rapporteur de la mission parlementaire, l'UMP Jacques Grosperrin, "à ce jour, en fin de 3ème, 15% des élèves n'ont rien appris et 30% sont en situation difficile. De 2000 à 2006 les petits Français ont régressé en compréhension de l'écrit, en mathématiques, de manière très conséquente. Nous sommes en dessous de la moyenne européenne donc on ne peut plus accepter cela". Il estime l'épreuve "bancale", voire "baroque" et préconise plutôt un contrôle continu assorti d'épreuves plus pratiques: "quelques exercices ou mises en situation. Ce pourrait être par exemple un exercice de réponse ou d'intervention téléphonique en anglais qui serait évalué par des enseignants, plus conforme aux besoins de la société contemporaine". Ou encore vérifier "que l'élève est capable d'écrire un courriel soit à son patron, soit à un locataire".
Mais Luc Chatel l'affirme: "il n'est pas question de supprimer le brevet des collèges" auquel les Français "sont très attachés". Pour autant, le ministre de l'Education évoque la possibilité "d'adapter et de faire évoluer" ce diplôme. Depuis 2005, des modifications ont d'ailleurs été apportées chaque année, preuve que la formule actuelle ne satisfait personne.
Caroline Magnan (DioraNews)