François Fillon "assume sa part de responsabilité" dans la défaite de la droite
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C'est une victoire sans appel pour la gauche, même si le PS échoue à remporter le grand chelem convoité. Les estimations dans la soirée créditaient la gauche de 54,3% des voix au niveau national, un record, contre 36,1% pour l'UMP et ses alliés et plus de 8% pour le FN qui, dans certaines des 12 régions où il a pu se maintenir, dépasse les 20%.
Côté abstention, c'est un peu mieux avec un taux de participation qui dépasse les 50% contre 53% d'abstention au 1er tour.
La majorité présidentielle, même si elle conserve l'Alsace et gagne la Réunion, a bien été obligée de reconnaître sa défaite. "Nous ne pouvons cacher notre déception" a avoué Frédéric Lefebvre, porte-parole de l'UMP. Nicolas Sarkozy est "décidé à entendre le message" lancé par les Français affirme Claude Guéant qui ajoute que le président "s'attendait à ces résultats qui sont décevants".
François Fillon, lui, a décidé "d'assumer sa part de responsabilité" et devrait en discuter ce lundi avec le chef de l'État. Aucun des 8 membres du gouvernement qui menaient une liste n'a réussi à l'emporter.
L'analyse des conséquences à tirer de cette défaite diverge néanmoins selon les commentateurs. Pour Frédéric Lefebvre, "il faut qu'on aille plus vite et plus fort" dans les réformes. Pour Claude Guéant c'est également "un grand appel à une action forte et efficace". Jean-François Copé, lui, évoque la nécessité de "revenir aux fondamentaux" avec la construction d'un "nouveau pacte majoritaire". Le gouvernement devrait d'ailleurs être remanié dans les tout prochains jours, mais sans doute a minima.
À gauche, bien sûr, le bilan tiré n'est pas le même. Martine Aubry appelle à "changer profondément de politique". Pour Jean-Luc Mélanchon, du Parti de Gauche, "les électeurs viennent d'effacer politiquement la victoire présidentielle de Sarkozy en 2007".
Enfin, Marine Le Pen salue "un très grand succès pour le Front national". "Nous sommes là face à un vote de conviction, un vote d'adhésion" qui qualifie le FN dans la course aux prochaines présidentielles.