Jean-Marie Le Pen triomphe au lendemain du 1er tour des régionales
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"C'est Le Pénix qui renaît de ses cendres !", à en croire Jean-Marie Le Pen. "Pour l'avenir, le Front, c'est un fait, est revenu au premier plan de la vie politique française", s'est réjoui le président du Front National dont le parti enregistre un score nettement plus élevé que prévu avec 11,42% des voix au niveau national et 12 régions dans lesquelles ses listes comptent se maintenir.
Un score certes inférieur à celui des régionales de 2004 (14,70%) mais bien supérieur aux 4,29% des législatives de 2007 ou des 6,8% des européennes 2009. Alors comment expliquer cette remontée? Pour Jean-Marie Le Pen, il s'agit d'un "désaveu pour les exécutifs socialo-communistes en place" et les Verts, mais "aussi et surtout d'un désaveu cinglant pour le gouvernement". Selon Jean-François Jalkh, secrétaire national du FN aux élections, "Nicolas Sarkozy a cru avoir éradiqué le FN et se trouvait tranquille sur sa droite. D'un autre côté, ses électeurs n'ont absolument pas compris sa stratégie d'ouverture à gauche". Jean-Marie Le Pen enfonce le clou en affirmant que "c'était une erreur de croire qu'ils (les électeurs gagnés sur le FN) resteraient fidèles au président de la République qui, lui, n'a pas été fidèle aux promesses qu'il leur avait faites".
Pour Brice Teinturier, du Cevipof, en effet "la petite amélioration du côté du FN coïncide avec le score historiquement bas de la droite parlementaire". Mais il y voit également la marque de Marine Le Pen. "Elle a su réactiver le vote populaire protestataire". Jérôme Fourquet de l'Institut français d'opinion publique a la même analyse. Pour lui, "le passage de témoin s'est fait symboliquement" entre le président du FN et sa fille "quand Marine Le Pen a sonné la charge " contre le ministre de la Culture Frédéric Mitterrand pour son livre "La Mauvaise vie". "Cela a donné un coup de jeune au mouvement".
À cela s'ajoute bien sûr le poids de la crise.
Caroline Magnan (DioraNews)