Les élections régionales auront lieu les 14 et 21 mars prochains
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A une semaine du premier tour, la campagne des régionales patine. Un électeur sur deux pourrait ne pas aller voter, ce qui inquiète la classe politique et surtout la majorité présidentielle qui a du mal à mobiliser ses troupes. Selon une enquête CSA des 24 et 25 février publiée lundi par Le Parisien, l'abstention devrait s'élever à 50%. Un seuil jamais égalé.
Entre les élections de 1986 et 1998 (alors à un tour), l'abstention a grimpé de 22% à 42%. En 2004, premier scrutin après l'échec de Lionel Jospin à la présidentielle, elle a marqué un reflux avec 34% des votants qui ne se sont pas rendus aux urnes au second tour. Raison principale invoquée: la difficulté pour les électeurs à identifier les enjeux. L'institution régionale leur apparaît très loin de leur quotidien, à la différence des municipales par exemple. "L'abstention, ça sert la politique actuelle de Nicolas Sarkozy", a affirmé mercredi Martine Aubry. La patronne du PS peut toutefois rester sereine.
Selon le baromètre OpinionWay-Fiducial publié vendredi, la gauche totaliserait 48% des voix et la droite 32% si le premier tour des élections régionales avait lieu dimanche. Soit une progression de 2 points pour la gauche par rapport au 20 février. Jeudi, un sondage TNS-Sofres Logica montrait l'UMP en tête des intentions de vote du premier tour avec 30%, devant le PS (28%). Mais ce sondage créditait les listes Verts-Europe-Ecologie de 12% et celles du Front de gauche de 7%. De quoi faire voir la vie en rose aux socialistes.
Les présidents sortants semblent désormais quasi indéboulonnables dans leurs régions, avec parfois des scores à plus de 60%. Quant à l'Alsace, elle pourrait changer de bord, en cas de duel ou de triangulaire au second tour. Enfin en Corse, la gauche devancerait l'UMP au second tour, quelle que soit l'hypothèse retenue.