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L'année 2010 commence très mal pour les constructeurs automobiles. Ce sont des millions de voitures qui sont rappelées en masse pour des défaillances techniques. Depuis les 9 millions de véhicules du Japonais Toyota à l'automne, ses concurrents semblent s'être donné le mot. Honda, Volkswagen, Hyundai, General Motors et ce mercredi Nissan ont tous dû procéder à d'importants rappels.
Le premier problème identifié sur les Nissan est un axe de pédale défectueux qui peut se déboîter et provoquer une perte de capacité de freinage. Le 2e implique une jauge de carburant mal réglée qui peut indiquer un niveau plus élevé qu'il ne l'est réellement. Au total, 539 864 véhicules (Titan, Armada, Quest, Infiniti, Frontier, etc.) sont concernés dans le monde, principalement aux Etats-Unis. Le reste au Canada, au Mexique, dans plusieurs pays du Moyen-Orient, en Russie, à Taïwan, en Ukraine et au Japon.
"Aucun accident ou blessure n'a été signalé à cause de ces dysfonctionnements", a assuré le constructeur nippon. "Les propriétaires des véhicules potentiellement affectés par le problème d'axe de pédale de frein sont priés de les amener chez un concessionnaire Nissan ou Infiniti pour une inspection visuelle simple et rapide et, si nécessaire, une réparation", a-t-il ajouté. Les défauts du géant Toyota affectaient la pédale d'accélération ou le système de freinage. Honda a annoncé le rappel 437 763 voitures en février à cause d'un airbag défectueux, et 646 000 autres en janvier à cause d'un lève-vitre électrique susceptible de prendre feu.
Volkswagen a rappelé près de 290 000 véhicules diesel dans le monde, pour des problèmes de fuites de carburant. Le Sud-Coréen Hyundai a annoncé le rappel de 47 300 modèles de la Sonata aux Etats-Unis et en Corée du Sud. Des problèmes de verrouillage de portières étaient cette fois en cause. Enfin, General Motors a rappelé 1,3 million de petites voitures en Amérique du Nord qui pourraient souffrir d'un problème de direction. Les constructeurs produisent de plus en plus sur des plate-formes communes et n'hésitent pas à sous-traiter en masse. Ce modèle économique y est-il pour quelque chose dans cette contagion ?