Manifestation contre les violences faites aux femmes en 2008 à Toulouse
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François Fillon l'avait promis. Le Premier ministre avait décrété "grande cause nationale 2010" la lutte contre les violences faites aux femmes. Le meurtre de la mère du petit Ibrahima par son ex-compagnon le 17 février dans le Val-de-Marne aura certainement servi d'accélérateur.
L'Assemblée nationale a commencé jeudi à examiner le dossier. Une proposition de loi a même été votée. Le texte assure une meilleure protection aux femmes en danger. Mais pas seulement, il renforce la protection des victimes.
Coups, mariage forcé, mutilations sexuelles, la proposition de loi ne s'arrête pas qu'aux actes de violence. Elle vise le harcèlement au sein du couple. "La violence verbale est bien souvent le premier pas avant les coups", déplore Chantal Brunel, députée UMP en charge du dossier. Le texte crée notamment une "ordonnance de protection des victimes" permettant à un juge de statuer dans les 24 heures en cas d'urgence et un "délit de violence psychologique".
Habituellement en désaccord, la gauche et la droite ont réussi à accorder leurs violons et tout le monde s'entend sur l’urgence de la situation. Les femmes victimes de violences au sein de leur couple ne portant que très rarement plainte, la solution viendra peut-être de Michèle Alliot-Marie. La ministre de la Justice a annoncé jeudi la mise en place prochaine de bracelets électroniques pour tenir à distance les conjoints le plus dangereux. Ce dispositif a déjà été testé, avec succès, en Espagne.
156 femmes ont été tuées en 2008 par leur conjoint. 160 en 2009. Déjà une vingtaine depuis le 1er janvier.
Michel Barisano (DioraNews)