Nicolas Sarkozy et Michel Charasse à Puy-Guillaume
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Tout un symbole. Nicolas Sarkozy continue son ouverture à gauche. Et à droite comme à gauche, on grince des dents.
La raison de cet agacement, c'est la nomination de deux hommes : Didier Migaud et Michel Charasse. Le premier prend la présidence de la Cour des comptes (il remplace Philippe Séguin décédé en janvier). Le second, grande figure du mitterrandisme, fait son entrée au Conseil constitutionnel.
"Trop c'est trop ! Il faut désormais avoir sa carte au PS pour obtenir des responsabilités", s'indigne le député UMP Christian Vanneste. "Migaud à la Cour des Comptes, Charasse au Conseil constitutionnel et bientôt Royal au Commerce extérieur", s'agace une tête pensante de l'UMP. Même Jean-François Copé a du mal à cacher sa surprise. Le patron des députés UMP a pris "acte", jugeant "difficile de qualifier de bonne ou de mauvaise nouvelle les nominations".
Chez les socialistes, on ne comprend pas, et surtout, on s'indigne. "Ces nominations au Conseil constitutionnel sont fondées sur un système profondément archaïque et totalement dépassé dans une démocratie moderne", déplore Jean-Marc Ayrault, le président du groupe PS à l'Assemblée. "Le Conseil Constitutionnel est en perdition car les amitiés partisanes l'ont emporté sur l'esprit d'indépendance", s'insurge Arnaud Montebourg. "La politique dite d'ouverture n'a qu'un seul objectif : brouiller les cartes et troubler l'électorat de gauche", laisse tomber un brin fataliste Henri Emmanuelli, député des Landes.
Didier Migaud et Michel Charasse seront-ils les dernières prises de guerre de Nicolas Sarkozy ? Avant eux, plusieurs hommes de gauche ont rejoint le camp présidentiel pour différentes missions : Bernard Kouchner, Jack Lang, Jack Atalli, Georges-Marc Benamou, Frédéric Mitterrand, Eric Besson...