L'occupation de la raffinerie des Flandres, près de Dunkerque, dure depuis 5 jours
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Les syndicats ont rompu les négociations avec la direction de Total. C'est ce qu'ont annoncé dimanche soir un syndicaliste CGT, Charles Foulard, et un de la CFTC, Jean Alessandri. Ils étaient réunis au siège du groupe à La Défense depuis dimanche après-midi. Le sort du site de Dunkerque, menacée de fermeture, est à l'origine de la grève dans les raffineries du groupe depuis mercredi.
"Total s'engage à tout faire pour maintenir une activité industrielle permettant au port de Dunkerque et à l'ensemble des sous-traitants actuels de conserver leur niveau d'activité et d'emploi". Déclaration faite dimanche soir par le ministre de l'Industrie Christian Estrosi, après avoir reçu le PDG du groupe Christophe de Margerie. "Tout cela signifie que le site industriel des Flandres ne fermera pas, conformément à l'engagement de M.de Margerie". "Quel que soit le projet retenu, il n'y aura pas de fermeture du site industriel", a-t-il ajouté, sans préciser si la raffinerie elle-même serait fermée. Pour "l'avenir des autres sites de raffinage en France", "M.de Margerie s'est engagé à ce qu'aucune de ces raffineries ne soient touchées par une moindre fermeture", a-t-il dit.
Cette grève illimitée du groupe Total inquiète. Les stations-service du territoire risquent-elles d’être à sec ? Non, si l’on en croit le groupe qui "a pris ses dispositions" pour assurer l'approvisionnement de ses clients. La ministre de l'Economie, Christine Lagarde, a elle aussi assuré qu'il n'y avait "pas de risque de pénurie" de carburant à court terme.
Cependant, certaines régions pourraient être plus rapidement touchées. Celles uniquement alimentées par des raffineries de Total comme l'ouest de la France, avec la raffinerie de Donges en Loire-Atlantique, et celles qui sont dotées de peu de dépôts pétroliers comme le centre et le sud-ouest, sont plus exposées, a indiqué Alexandre de Benoist de l'Union des importateurs indépendants pétroliers.