François Fillon s'exprimait aux côtés d'Eric Besson, en conférence de presse
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A l'issue du séminaire gouvernemental qui s'est tenu lundi à Matignon, le Premier ministre a annoncé une "première série de mesures" sur l'identité nationale. Afin "d'approfondir le débat", une commission qui comprendra "des parlementaires, des intellectuels et notamment des historiens" sera chargée auprès du ministre de l'Immigration de "suivre la mise en oeuvre des mesures décidées aujourd'hui et d'en proposer de nouvelles".
Ces 14 propositions concernent en premier lieu le monde de l'Education. "Le drapeau tricolore devra être effectivement apposé sur chaque école et la Déclaration des droits de l'Homme et du citoyen de 1789, qui constitue notre référence républicaine, devra être présente dans chaque classe". Dans la même veine, un "carnet de jeune citoyen" sera mis en place, ainsi qu'un renforcement de l'éducation civique à l'école et une modification de la "journée d'appel". Objectif: en faire "un vrai rendez-vous citoyen". Enfin, le "contrat d'accueil et d'intégration" pour les étrangers sera renforcé.
Bon gré mal gré, François Fillon a tenté d'éteindre l'incendie des critiques acerbes suscitées, à droite comme à gauche, par ce débat lancé en novembre à l'initiative d'Eric Besson. Il en a longuement justifié le bien-fondé devant la presse, se félicitant de son "succès populaire" mais en le raccrochant davantage au concept de "République" plutôt qu'à celui de Nation.
Le chef du gouvernement a également annoncé que Nicolas Sarkozy serait amené à intervenir "en avril" sur ce thème et qu'un autre séminaire gouvernemental sur la question se tiendrait pour "évaluer" ces premières mesures, à une date non précisée. Rejetant le reproche d'une instrumentalisation pour chasser sur les terres de l'extrême droite à la veille des régionales, François Fillon a affirmé que le débat se poursuivrait "durant tout le quinquennat".