A l'école primaire, les syndicats attendent environ 33% de grévistes
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Ils vont battre le pavé à Paris, Lille ou Toulouse. Au total, ce sont 5 millions de fonctionnaires qui sont appelés à une grève nationale aujourd'hui contre les suppressions de postes et les réformes de l'Etat. "Environ 120 manifestations sont organisées, le plus souvent le matin en province", a déclaré Jean-Marc Canon, secrétaire général des fonctionnaires CGT. Cette journée d'actions pourrait perturber notamment l'enseignement, les hôpitaux, ou encore les services communaux.
Les appels à la grève seront donc très nombreux dans l'Education, avec même un préavis national de la CFDT pour le privé. Dans le primaire public, près de 20% des enseignants (selon le ministère) et 33% (selon la FSU) entendent manifester leur mécontentement. Les parents d'élèves de la FCPE, les lycéens de l'UNL et la FIDL ont appelé ensemble à des assemblées générales. Un rassemblement est prévu pour 10h à Paris, place de la Sorbonne.
"Les 50 000 postes d'enseignants supprimés depuis 2007 ont des conséquences très lourdes: classes de plus en plus chargées, options supprimées, remplacements non assurés", déplorent la FCPE, l'UNL et la FDIL. Le SGEN-CFDT craint en particulier que les professeurs néo-titulaires exercent à temps plein à partir de la rentrée 2010. La réforme "n'atteindra qu'un seul but en 2010: la suppression de 18 000 postes dans l'Education nationale", martèlent les 3 syndicats. Enfin dans les universités, l'UNEF (étudiants) et 19 syndicats appellent en particulier à manifester contre le recrutement des futurs enseignants des écoles, collèges et lycées au niveau du Master 2 (bac+5).
Eric Woerth reste impassible. "Nous allons continuer et poursuivre la diminution du nombre de fonctionnaires", a déclaré le ministre de la Fonction publique, en citant l'exemple de l'administration fiscale qui "marche infiniment mieux qu'il y a quelques années, avec moins de fonctionnaires".