L'eurodéputé socialiste Vincent Peillon à Dijon au mois de novembre
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La colère de France 2. En refusant de participer, au dernier moment, à l'émission "A vous de juger" jeudi soir, Vincent Peillon (PS) ne s'est pas fait que des amis. Alors que l'émission est déjà bien lancée, c'est par le biais d'un communiqué que l'eurodéputé s'est décommandé, dénonçant un débat sur l'identité nationale entre Eric Besson et Marine le Pen "inacceptable". Il a aussi demandé le départ de la journaliste Arlette Chabot ainsi que des "dirigeants de France 2 qui ont autorisé cette opération".
"J'avais pris ma décision depuis plusieurs jours. C'était préparé avec quelques-uns. Je voulais qu'il y ait un incident. Il fallait que ça fasse un peu scandale", a déclaré Vincent Peillon. En réponse à l'attitude et aux propos du député, le directeur de France Télévisions, Patrick de Carolis, a demandé à Martine Aubry des explications. La première secrétaire du Parti socialiste avait déclaré un peu plus tôt qu'elle soutenait "pleinement" la décision de Vincent Peillon. Elle était même au courant... Mais vendredi soir, Martine Aubry a assuré Patrick de Carolis qu'il n'y avait aucune "décision collective du PS de boycotter" la chaîne.
Du côté des politiques, les réactions s'enchaînent. Marine Le Pen dénonce "des méthodes scandaleuses" à propos de cette absence. Le député PS Pierre Moscovici désapprouve la défection de son collègue et émet des doutes sur "la politique de la chaise vide". Le secrétaire général de l'UMP, Xavier Bertrand, invité du Talk Orange-Le Figaro vendredi soir, en a profité pour déclarer que Vincent Peillon était "un exemple de lâcheté politique". Eric Besson a souligné pour sa part le manque de courage, selon lui, du dirigeant socialiste.