Un homme passe par un scanner corporel à l'aéroport de Manchester
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Ç’aura été la principale conséquence de l'attentat raté du 25 décembre à bord du vol Amsterdam-Detroit. Les scanners corporels qui étaient encore très contestés il y a peu devraient faire dans les mois qui viennent leur apparition dans presque tous les grands aéroports. En France, le premier arrivera à Roissy dès la fin du mois. Et 6 ou 7 de plus suivront assez vite. Les Pays-Bas et la Grande-Bretagne testent déjà le système, l'Italie et l'Allemagne devraient y passer bientôt...
Finalement, le seul frein restant pourrait être la capacité de production des fabricants, désormais débordés par les commandes. Et le coût des appareils, qui atteint tout de même 100 à 150 000 euros.
Pourtant, fin 2008, une première tentative d'installer un scanner corporel, à l'aéroport de Nice, avait provoqué un tel tollé que l'initiative avait été abandonnée. Les associations de défense des libertés civiles étaient alors montées au créneau. En Grande-Bretagne, les associations de protection des droits de l'homme évoquent des risques de pornographie infantile si les images se retrouvent sur Internet. Le Parlement européen lui-même avait émis des préoccupations compréhensibles au sujet du respect de la vie privée et de la dignité. A priori, la nouvelle génération d'appareils devrait permettre de flouter les visages et les parties génitales. Et les images seront immédiatement détruites. Mais tout cela reste à inscrire dans des textes.
D'autres voix dénoncent un risque de radiations cancérigènes, mais ces scanners, à ondes millimétriques, sont a priori sans aucun danger pour la santé. Le député UMP des Alpes-Maritimes Lionnel Luca a néanmoins d'ores et déjà demandé "une étude scientifique" sur les éventuelles conséquences sanitaires pour les passagers
Reste que les passagers pourront refuser de se soumettre à cet examen. Dans ce cas-là, ils passeront par une fouille corporelle classique.
Caroline Magnan (DioraNews)