Une femme entièrement voilée dans les rues de Vénissieux
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Jean-François Copé a dévoilé les grandes lignes de la proposition de loi qu'il compte déposer ce mois-ci afin d'interdire le port du voile intégral dans les "lieux ouverts au public". Le président du groupe UMP à l'Assemblée souhaite que le port de la burqa soit "passible d'une contravention, probablement de 4ème classe, c'est-à-dire de 750 euros".
Une amende qui s'appliquerait à "toute personne sur la voie publique dont on constaterait que le visage serait intégralement masqué, sauf quelques exceptions du type événements culturels ou carnavals dont on déterminera la liste". La proposition de loi prévoirait également une "contravention aggravée pour une personne qui obligerait une femme à porter un voile intégral".
Avant même de connaître ces détails, le projet du député UMP faisait débat. Malgré des divergences internes, le PS se dit opposé à "une loi de circonstance" même si Benoît Hamon affirme: "nous sommes totalement opposés à la burqa, la burqa est une prison pour les femmes. Dans la République, elle n'a pas sa place". Jean-Marie Le Pen est également contre une loi, estimant que "les règlements de police suffisent".
Certains s'opposent à une loi par pragmatisme, doutant qu'elle soit applicable. D'autres préfèreraient passer par une résolution. Mais certains refusent tout simplement ce qu'ils voient comme une atteinte à la liberté de porter ce que l'on veut, au moins dans la rue (presque tous les politiques sont favorables à une interdiction dans les services publics). Enfin, certains estiment que c'est par l'éducation, et non la législation, que la burqa disparaitra des rues.