Le leader du NPA Olivier Besancenot (D) et des militants du syndicat Sud PTT manifestent devant les grilles de l'Assemblée nationale à Paris le 15 décembre 2009.
- © AFP (Mehdi Fedouach)
Pour se faire entendre au sujet de la réforme de la Poste, Olivier Besancenot n'a pas hésité à escalader les grilles de l'Assemblée Nationale mardi. Une méthode peut-être efficace, mais qui n'est pas du goût de tout le monde.
Avec une trentaine de manifestants du syndicat Sud-PTT, le dirigeant du Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) s'est rendu devant le Palais Bourbon au moment où les députés s'apprêtaient à ouvrir un débat sur le nouveau statut de La Poste.
Les militants avaient apporté avec eux des sacs postaux contenant les résultats de la "votation citoyenne" que le NPA a organisée à ce sujet. Ils ont rapidement été évacués par les forces de l'ordre.
Désobéissance civile
Il y a 15 jours, une dizaine de militants de Greenpeace a également décidé de se faire entendre au Palais Bourbon. Lors d'un débat sur le sommet de Copenhague, certains membres de l'organisation sont descendus en rappel dans l'hémicycle afin d'y délivrer leur message.
Aujourd'hui, l'opinion est divisée au sujet du recours à ce genre de méthodes par les activistes politiques. Désobéissance civile ou manque de respect? Du côté de Besancenot et de Greenpeace, on souligne l'importance du débat public tout en reprochant aux députés de ne pas écouter la voix du peuple.
Mais la quasi-totalité des députés a condamné l'action des militants du NPA. "Une manifestation de propagande qui s'en prend à la démocratie représentative": c'est ainsi que l'a qualifiée le président de l'Assemblée, Bernard Accoyer.
Seul Noël Mamère, député des Verts, a approuvé cette initiative non violente. Mais finalement, nombreux sont ceux qui s'interrogent sur l'efficacité réelle de tels gestes.
Et vous, soutenez-vous la méthode d'Olivier Besancenot et des militants de Greenpeace ? La condamnez-vous ? La jugez-vous surtout inutile ?
]]> Eva John (DIORANEWS)