Nicolas Sarkozy entre Alain Juppé et Michel Rocard le 8 décembre 2009 à Geispolsheim.
- © AFP (Frederick Florin / Archives)
Quelque 35 milliards d'euros pour "préparer la France aux défis de l'avenir". Nicolas Sarkozy a officiellement présenté son plan de grand emprunt national hier.
Conformément aux recommandations de la commission Juppé-Rocard chargée de plancher sur le sujet, cette somme sera destinée à financer des investissements dans les secteurs de l'enseignement supérieur, la recherche, les PME ou encore le développement durable.
Investir pour l'avenir
"Investir pour l'avenir": tel est le mot d'ordre du Président. "Il nous faut investir pour rattraper le retard dû à la crise. C'est de l'investissement que naît le progrès technique, moteur de la croissance", a-t-il insisté.
Mais l'opposition dénonce une opération de séduction très coûteuse à long terme. Les exemples de pays surendettés comme la Grèce et l'Espagne devraient dissuader la France de creuser encore plus son déficit. L'eurodéputé PS Vincent Peillon parle d'une "grande opération de communication" pour "une très mauvaise gestion".
Et si le "grand emprunt" n'était, au contraire, pas assez grand? Pour certains, le compromis à la baisse proposé par Nicolas Sarkozy ne pourra pas être efficace. Initialement, le gouvernement avait envisagé un emprunt beaucoup plus conséquent et qui devait être financé avec l'épargne des Français. Mais au vu du contexte économique, le scénario a été revisité.
Comment qualifieriez-vous le plan du gouvernement au sujet du grand emprunt? Ambitieux, irresponsable, insuffisant?