Service minimum d'accueil dans une école primaire lors d'une grève le 15 mai 2008.
- © AFP (Mychèle Daniau - Archives)
L'annulation des suppressions de postes dans l'Education nationale, une revalorisation des salaires et une formation davantage axée sur la pédagogie: telles sont les trois revendications majeures des enseignants du primaire en grève ce mardi.
"Stop aux fausses promesses, stop aux belles paroles qui cachent la misère, stop aux politiques qui vont à l'encontre d'une meilleure réussite scolaire des élèves", demande le SNUipp (Syndicat national unitaire des instituteurs professeurs des écoles), principal syndicat du primaire, sur son site Internet.
Selon le syndicat, 30 à 40% des enseignants des écoles maternelles et élémentaires ont prévu de faire grève ce jour. C'est la première journée de mobilisation importante depuis la rentrée des classes. Elle coïncide avec le mouvement social des postiers, qui protestent contre le changement de statut de leur entreprise.
Secondaire et étudiants aussi
Comme le prévoit la loi de 2008, les communes doivent prévoir d'accueillir les élèves lorsque plus de 25% des enseignants d'une école se sont déclarés grévistes.
Les enseignants du primaire ne sont pas les seuls à être mobilisés, des appels à la grève ont aussi été lancés dans le secondaire, et par des syndicats lycéens et étudiants.
"Je pense qu'on va être dans une mobilisation qui commencera à être significative, mais pas au niveau qui serait nécessaire", a déclaré Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU (Fédération syndicale unitaire), à Reuters.
Selon un récent sondage BVA-Peep, cité par le SNUipp, 51% des parents d?élèves jugent négativement la politique éducative du gouvernement. Et vous, qu'en pensez-vous?