Jacques Chirac lors des obsèques d'Omar Bongo Ondimba en juin 2009 au Gabon.
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Jacques Chirac se dit "serein". A l'annonce de son renvoi en correctionnelle, il s'est déclaré déterminé "à établir devant le tribunal qu'aucun" des 21 emplois pour lesquels il est renvoyé devant la justice "ne constitue un emploi fictif".
L'ex-président français a en effet appris vendredi matin, alors qu'il était en vacances au Maroc, que la juge d'instruction Xavière Simeoni avait décidé de le renvoyer devant un tribunal dans "l'affaire des chargés de mission". Le parquet peut encore faire appel.
Jacques Chirac est accusé d'abus de confiance et de détournement de fonds dans le cadre de ses fonctions de maire de la capitale, entre 1977 et 1995, pour "21 supposés emplois fictifs" payés par le cabinet du maire de Paris.
Ségolène Royal prend sa défense
Jacques Chirac était de 1995 à 2007 protégé par sa fonction de président de la République. C'est la première fois qu'un ex-chef de l'Etat français est renvoyé devant un tribunal.
"Ce n'est que justice", a réagi le député vert Noël Mamère sur France Info. "Il est normal que comme dans tous les pays démocratiques, un président de la République qui ne l'est plus vienne s'expliquer".
"Ce sont des affaires très anciennes", a de son côté estimé la socialiste Ségolène Royal sur Europe 1. Selon elle, "Jacques Chirac a sans doute beaucoup de choses à se reprocher si la justice le poursuit, mais il a aussi donné beaucoup au pays".
"Aujourd'hui, il mérite d'être tranquille", a-t-elle déclaré. Et vous, qu'en pensez-vous? Fallait-il renvoyer l'ancien chef de l'Etat en correctionnelle?