Jacques Chirac saura cette semaine s'il doit comparaître en correctionnelle.
- © AFP (Johanna Geron)
L'ancien président de la République Jacques Chirac saura en fin de semaine s'il sera traduit devant la justice pour l'affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris.
La juge d'instruction chargée du dossier, Xavière Simeoni, doit rendre sa décision avant vendredi, date à laquelle elle prendra de nouvelles fonctions à la Cour d'assises.
L'ancien président de la République est suspecté d'avoir autorisé le recrutement de chargés de missions du temps où il était maire de Paris (1977-1995). Ces chargés de missions n'auraient jamais occupé les fonctions pour lesquelles ils étaient payés par la mairie.
Jacques Chirac n'a jamais été inquiété par ces faits entre 1995 et 2007 car il était alors protégé par sa fonction à la tête de l'Etat, où il disposait d'un statut pénal particulier.
Rappel des faits
Le 21 novembre 2007, Jacques Chirac avait été mis en examen par Xavière Siméoni pour "détournement de fonds publics" dans ce dossier d'emplois de complaisance présumés.
Selon le Journal du Dimanche, un réquisitoire de non-lieu général a été rendu fin septembre par le procureur de la République de Paris, Jean-Claude Marin.
Le parquet estime que "sur les 481 chargés de mission recensés par l'information judiciaire, le plus grand nombre avait occupé un emploi bien réel", rapporte le JDD qui a pris connaissance du réquisitoire. Le parquet considère également que les faits antérieurs à 1992 sont prescrits.
La juge Simeoni est libre de renvoyer Jacques Chirac devant le tribunal correctionnel ou de suivre ces réquisitions et d'ordonner un non-lieu.
Et vous, qu'en pensez-vous? Faut-il renvoyer Jacques Chirac devant un tribunal? Doit-il être jugé?