La campagne de vaccination contre la grippe A a débuté ce mardi en France. Mais le vaccin, qui n'est pas obligatoire, est loin de faire l'unanimité. Au sein de la population en général comme parmi le corps médical, beaucoup s'en méfient.
Dans un premier temps, la vaccination concerne les personnels de santé: ceux des services de pédiatrie, néonatalogie et réanimation tout d'abord, puis les personnels les plus exposés au virus.
Début novembre, ce sont les femmes enceintes et les nourrissons qui pourront à leur tour être vaccinés. La troisième vague de piqûres s'adressera enfin au reste de la population. Cet ordre de priorité a été défini par le Haut conseil de la santé publique.
94 millions de doses
Répondant au principe de précaution, le gouvernement a commandé quelque 94 millions de doses de vaccin auprès de quatre grands fabricants pharmaceutiques. Une nouvelle qui se veut a priori rassurante, alors que le 33ème décès attribué au virus H1N1 a été enregistré dimanche dernier.
Mais les enquêtes d'opinion montrent que la majorité des Français n'a pas l'intention de se faire vacciner. Même les médecins s'y disent à 50% opposés.
La raison? La grippe A s'avérant finalement relativement bénigne comparée à la grippe saisonnière, beaucoup considèrent le vaccin comme désormais inutile. Pire: certains soutiennent qu'il serait dangereux.
Alors que ces incertitudes demeurent au sujet du vaccin et que plusieurs hôpitaux ne sont pas prêts à mettre en place le dispositif, nombreux sont ceux qui dénoncent une précipitation de la part des autorités.
Et vous, ferez-vous ou non le vaccin après les vacances de la Toussaint? Est-il encore trop tôt pour le dire?